La fermeture des écoles doit être une option de dernier recours, déclare l’ONU

Les Nations unies, par l’intermédiaire du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont demandé mardi que les gouvernements envisagent la fermeture des écoles comme une option de dernier recours pour contenir l’avancée de la pandémie de coronavirus.

« La décision de fermer devrait être prise en dernier recours et de manière temporaire », a indiqué le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse commune.

Pendant cette période, selon son discours, la continuité de l’enseignement devrait être garantie et des mesures devraient être mises en œuvre dans les écoles pour leur permettre de rouvrir en toute sécurité.

Il s’est entretenu avec la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, et la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore, pour faire le point sur leur guide de bonnes pratiques lancé cette semaine.

Cette feuille de route stipule que les fermetures ou réouvertures d’écoles doivent tenir compte de la progression locale de l’épidémie, de la capacité des établissements d’enseignement à s’adapter pour fonctionner avec des garanties sanitaires, de l’impact de cette décision sur le bien-être et l’éducation des enfants, et de toutes les autres mesures mises en œuvre au niveau local.

Un récent rapport de l’UNICEF a rappelé le 1er septembre que si 900 millions des 1,5 milliard d’élèves du monde entier, de la maternelle au lycée, devraient retourner à l’école entre août et octobre, seuls 433 millions le feront.

« Plus le temps passe, plus les conséquences sont importantes, surtout pour les enfants vivant dans les milieux défavorisés », a fait savoir M. Azoulay lors de cette présentation télématique.

Les trois agences ont averti que les enfants, en particulier les filles, sont plus exposés à la violence physique, sexuelle ou mentale et sont plus vulnérables au travail des enfants lorsqu’ils ne peuvent pas aller à l’école.

Son guide conseille de maintenir les élèves en petits groupes qui ne se mélangent pas, de leur assurer l’accès aux masques, de veiller à ce que l’infrastructure soit propre et ventilée et de réorganiser l’espace pour essayer de respecter une distance d’au moins un mètre entre les écoliers.

Dans les régions où il n’y a pas de cas ou seulement des cas sporadiques, il estime que les enfants de moins de 12 ans ne devraient pas être contraints de garder cette distance en permanence.

Différents horaires d’entrée et de sortie, l’augmentation du nombre d’enseignants et, si possible, la réduction du nombre d’élèves par classe et l’évitement des regroupements d’élèves dans les files d’attente sont d’autres recommandations.

Les trois organisations soulignent que les enfants de moins de cinq ans ne doivent pas être forcés à porter des masques, que l’âge de six à onze ans dépend du risque encouru et que les plus de douze ans doivent suivre les mêmes instructions que les adultes.

La prise de température quotidienne, le renoncement à une note médicale pour justifier les absences et la garantie que ceux qui ont été en contact avec un résultat positif restent à la maison pendant 14 jours s’ajoutent aux conseils pour lesquels l’engagement non seulement de la communauté éducative, mais de la société dans son ensemble, est demandé.

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