Transition politique vers la démocratie au Venezuela, élections « Pike kole » en Haiti, le jeu confus du département d’État américain

Alors qu’ils donnent un oui ferme pour une transition dite démocratique au Venezuela, les Etats-Unis s’attellent, en Haïti, à une seule idée : l’organisation des élections, donc non à une quelconque transition dans le pays. La maison blanche et la Colombie s’apprêtent déjà à contester les joutes léglislatives prévues pour le 6 décembre prochain par le président Nicolas Maduro.

L’opposition au Venezuela refuse de prendre part aux élections pour renouveler les personnels du pouvoir législatif. Une décision approuvée, car saluée, par le Département d’État américain. « Venezuela nécessite une transition vers la démocratie, ce qui va garantir sa souveraineté sans aucune forme d’ingérence de l’extérieur », déclare Mike Pompeo, secrétaire d’État Américain, samedi 19 septembre au cours d’une réunion à Bogota.

Les Etats-Unis comptent sur Ivan Duque, président de la Colombie, grand supporteur de Juan Guaidó, afin de parvenir à l’insallation de cette « démocratie » qui, du coup, selon Mike Pompeo, va favoriser la propspérité économique de la République bolivarienne.

Pourtant, en Haïti, malgré la mauvaise gestion du pays par le pouvoir en place, et le refus catégorique de plusieurs secteurs de la classe politique de participer à toutes eventuelles élections, Les Etats-Unis, à travers son ambassade, dans un tweet mercredi 16 septembre 2020, ne jurent que par la tenue des joutes électorales dans le pays tout en exigeant aux autorités haïtiennes la formation au plus vite possible d’un CEP à cet effet.

« Tous ceux qui oseraient s’y opposer courent le risque d’être sanctionnés, menace par ailleurs l’ambassadrice Michele Sison comme une sorte de mise en garde, toujours dans ce tweet. De tels propos ont été condamnés par certains secteurs et citoyens haïtiens, outrés. Pour ces derniers, il s’agit d’une grave ingérence de la part du Département d’État américain dans les affaires internes du pays. » Nous en avons assez de votre ingérence avec vos élections truquées », se révolte l’ancien sénateur et leader du parti Pitit Dessaline, Jean Charles Moïsie.

Il est à rappeler que l’administration de Jovenel Moïse avait voté contre le Venezuela en janvier 2019 lors du conseil permanent de l’Organisation des Etats américains (OEA) sur la legitimité du deuxième mandat du Président Nicolas Maduro. Un vote qui a été considéré comme celui de la honte par l’opposition politique haïtienne. Pour plus d’un, en votant ainsi, le gouvernement haïtien voulait plaire aux autorités américaines en oubliant son histoire ainsi que la dette du Petro Caribe.

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