En Haïti, un juge de paix est beaucoup plus accessible qu’un ambulancier

(TripFoumi Enfo) – Grégory Saint-Hilaire, un jeune étudiant finissant de l’École Normale Supérieure, a été atteint, ce vendredi 2 octobre, de plusieurs projectiles lors d’un mouvement de revendication dans l’enceinte même de la faculté. Étant blessé, ses camarades ont tenté d’appeler en vain le Centre Ambulancier National (CAN) pour voler au secours de ce jeune combattant qui souffrait de douleur et baignait dans son sang.

Blessé de plusieurs balles d’un agent de l’USGPN aux environs de 7 heures du soir, Grégory Saint-Hilaire a attendu plus de 3 heures avant de succomber à ses blessures. Alors que l’alerte a été lancée sur les réseaux et plusieurs personnages publics ont partagé l’information. La nouvelle a été relayée aussi dans les radios, pour tenter de sauver la vie de Grégory. Malheureusement, personne n’a répondu à l’appel.

Dirait-on qu’il a fallu faire une démarche au près du fils de dieu « le président » pour que le CAN pût faire le déplacement? Ce que les gens n’ont pas fait et le pauvre est mort après plusieurs péripéties. Une fois Grégory décédé, le juge de paix a attendu juste quelques minutes pour être sur les lieux. Peut-on dire qu’on attendait que le jeune soit tué pour venir faire le constat légal?

La mort de Grégory a suscité une vague d’indignation sur la toile. De nombreuses personnalités ont tiré à boulet rouge sur les autorités. « Leta fè tout sa li kapab pou li tiye nou, si nou pa mouri se pa fot li », peut-on lire dans une publication sur Facebook.

Grégory Saint-Hilaire était étudiant finissant de l’École Normale Supérieure et aussi étudiant en deuxième année juridique de la faculté de Droit et des Sciences Économiques de Port-au-Prince.

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