Assassinat de Me Dorval : La CIB met sur la table la proposition d’une Commission Internationale d’Enquête

La Conférence Internationale des Barreaux (CIB) a adressé une seconde correspondance au président de la République Jovenel Moïse. Ce dernier n’ayant donné aucune suite à la précédente, elle revient vers le Chef de l’Etat pour lui souligner, qu’il lui est nécessaire de connaître les dispositions qui ont été prises afin qu’en toute transparence, justice soit rendue.

D’entrée de jeu, la Structure de coopération entre les Barreaux essentiellement francophones a présenté ses condoléances au président haïtien Jovenel Moïse qui vient de perdre son père. Lequel, pense la CBI, devrait à présent comprendre l’ampleur du choc qu’a causé la lâche suppression de M. Dorval, au niveau de la communauté internationale des avocats.

Par suite de quoi, la CIB a choisi de relever le fait que Monsieur le Président de la République s’est inscrit depuis peu aux abonnés absents, depuis sa dernière correspondance. « Ma lettre du 14 septembre n’ayant pas donné lieu à une réponse de votre part, je me permets d’insister », peut-on lire.

En effet, à travers cette message susmentionné, la CIB a requis de l’association la création d’une « commission internationale » pour que justice soit rendue à Me Monferrier Dorval. Requête qui, moins d’un mois après, demeure inchangée. Car, dans son nouveau message en date du 5 octobre 2020, la Structure réaffirme sa volonté pour que « auteurs et commanditaires du crime » sur la personne de Me Dorval soient identifiés et déferrés par devant les instances judiciaires dites compétentes.

La structure de coopération entre les Barreaux de pays de tradition juridique commune refuse que cette affaire soit banalisée et demeurée sans suite. En ce sens, elle a pris soin de rappeler au Président Jovenel Moïse qu’au-delà de l’atteinte insupportable à la personne humaine, l’assassinat du Bâtonnier Monferrier Dorval est une « tragédie constituant une agression d’une extrême gravité à l’encontre de la justice, de l’état de droit, et plus généralement de la démocratie ».

Reste à savoir maintenant si cela suffira pour faire bouger le petit doigt du Président. Ou est-ce que la CIB subira deux fois de suite l’indifférence de Jovenel Moïse.

Un nouveau défi pour la communauté internationale dite indépendante et de nature juridique.

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