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Le Club de science et de technologie, un véritable projet d’éducation

(TripFoumi Enfo) – Sis au numéro 35, à la rue barreau de Fontamara 27, le Club de science et de technologie est sous la direction de Cynthia Domany. Tous les samedis, affirme Scynthia, le Club de science et de technologie réunit des personnes allant de 5 ans, pour les plus jeunes, à 30 ans pour les plus âgés. Le Club est pourtant encore méconnu et quasi sans parrainage.

Fille de Martissant, Scynthia Domany est la directrice du Club de science et de technologie. Géologue de formation, elle a également été à l’Institut Supérieure de Communication Moderne (ISCOM).

Scynthia est dotée d’une âme entreprenante qui lui aura permis de sillonner plusieurs institutions haïtiennes aussi bien qu’étrangères. De la sorte, elle acquis un nombre d’expériences qui ont contribué à la réalisation de « Nati Rele », une organisation mise sur pied en juin 2018. Laquelle organisation l’a ensuite convertie en guide touristique, professeure de géologie, conférencière… Tout un ensemble de compétences que la tête pensante de ces différentes associations dit vouloir mettre au profit des jeunes issus des quartiers défavorisés. Car convaincue que « l’éducation peut changer et réduire le taux des diverses formes violences enregistrées ».

C’est d’ailleurs à partir de là qu’a vu le jour le Club de science et de technologie, le 17 octobre 2019 avec la collaboration notamment de ses proches. Depuis lors, deux staffs principaux gèrent ledit Club. Un staff administratif et un staff de moniteur qui travaillent « parfaitement en symbiose » à l’église Béthel assemblée chrétienne de fontamara. Lieu où, pendant 4 heures, soit de 9h à 1h, sont accueillis des personnes allant de 5 ans, pour les plus jeunes, jusqu’à 30 ans pour les plus âgés.

S’agissant des enfants, c’est un plaisir que de les regarder « utiliser leur esprit pour créer ». La directrice de l’Institut ne cache nullement le ravissement éprouvé là-dessus. Et quoique les moyens sont minimes, de concert avec ses collaborateurs, l’également journaliste de formation entreprend tout pour faciliter l’apprentissage de ces mômes. Elle sait utiliser des jouets de manière à leur apprendre comment programmer un robot. Et semble même parée à miser sur ces gamins qui, croit-elle fermement, pourront accoucher de véritables solutions aux différents problèmes dans les années à venir.

De ce fait, un programme a été conçu puis adapté à chaque catégorie. Par exemple, le 23 février de cette année, les enfants ont eu à remettre les résultats d’un travail après environ 4 mois de recherches. « Ils ont exposé devant leurs parents et autres experts du domaine invités pour l’occasion ». Les adolescents initiés à l’informatique aux côtés des adultes qui, eux, sont à fond dans des programmes comme HTML et CSS sont à même de créer leur propre page Web au terme de ces 4 mois, garantit Scynthia Domany.

Au club, on se sert du STEAM (Science Technology Engineering Art Mathématic), poursuit cette dernière. Ceci ayant à voir avec le principal travail fourni jusque-là. À savoir, la création d’appareils scientifiques tel que le télescope galiléen.

Et malgré tout, le Club de science et de technologie n’a pas réellement atterri sur le terrain. La jeune entrepreneure explique cette forme de lenteur par la méfiance du public envers le Club. Celui-ci est « une méthode tout à fait nouvelle pour beaucoup ». Par conséquent, elle leur est nécessairement « étrange », en déduit-elle.

Combien même, à cette tâche si difficile, la cheffe du groupe vieux de bientôt une année se dit prête à employer différentes stratégies pour porter le public à saisir comme il se doit l’idéologie de l’instance.

Ce 17 octobre, le Club de science et de technologie soufflera sa toute première bougie. Aucune activité n’est certes pas communiquée pour l’occasion, mais la volonté de sa représentante demeure intacte. C’est-à-dire assister à la participation de non seulement plus de parents, mais aussi d’enfants aux réunions.

Le Club est celui de la communauté. Par conséquent, cette dernière doit intéresser davantage et profiter des nouveautés qui sont sans cesse apportées. « Nous avons entamé un challenge de lecture depuis le mois dernier », révèle Madame.

Actuellement, c’est sur une machine virtuelle ainsi qu’un robot hydraulique que les responsables travaillent avec les plus grands. Et pendant ce temps, les adolescents devront entre autres créer un pont hydraulique et programmer quelques robots artificiels.

Autant d’efforts déployés pour presqu’aucun sponsor. Mis à part ses proches, Scynthia témoigne que seul l’astronaute haïtien M. Rulux Narcisse a porté son plein soutien au Projet.

Le Club de science et de technologie fonctionne avec ses seules ressources. Ceci n’empêche pas cela, il a déjà réalisé ses prouesses et ne compte surtout pas s’arrêter en si bon chemin.

Mis en ligne sur ses pages Facebook et Instagram, les différents travaux du Club demeurent accessibles à tous.

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