L’ancien sénateur Rony Mondestin accuse Moïse Jean-Charles de travailler pour les États-Unis depuis 23 ans

(TripFoumi Enfo) – L’ancien sénateur Rony Mondestin affirme que le leader de Pitit Dessalines est un agent double au service de l’establishment américain. Intervenant sur les ondes de la Vision 2000 ce mardi 20 octobre 2020, Rony Mondestin campe Moïse Jean-Charles comme un individu « en service et au service de l’ambassade des États-Unis d’Amérique depuis 1997».

Les accusations contre le leader de Pitit Dessalines n’en finissent plus. Immédiatement après les attaques d’Edmonde Supplice Beauzile, c’est au tour de Rony Mondestin.

« Moïse Jean-Charles est un type faux ». Voilà comment le coordonnateur de Solidarité Haïti-Amérique latine-Caraïbe il y a environ six ans de cela définit l’originaire de Milot. Ce dernier notamment reconnu pour son opposition farouche à l’establishment américain, M. Mondestin le réduit à une pure création de l’establishment américain lui-même.

Selon Rony M., Moïse Jean-Charles jouit depuis toujours de l’autorité de l’État fédéral. Au micro de Valéry Numa, il raconte que l’actuel leader politique a été sauvé d’une attaque perpétrée contre la radio rwandaise des Mille collines, entre 1997 et 1998, par l’ambassade américaine. Juste avant cette intervention, « le conseiller politique de l’ambassade des États-Unis d’Amérique a essayé de joindre Moïse Jean-Charles pendant plusieurs heures », mais ce fut le fils de Bob Manuel, Secrétaire d’État à la Sécurité publique qui finit par l’en avertir.

L’ancien maire de sa propre ville natale n’a donc pas été sur les lieux au moment de l’opération au cours de laquelle plusieurs morts et blessés ont été recensés. « Peut en témoigner l’actuel sénateur de la République, Ralph Féthière qui, à l’époque, était commissaire de la ville du Cap-Haïtien », garantit l’invité de M. Numa. D’ailleurs, ajoute-t-il, Ralph Féthière conduisait ladite opération aux côtés du Secrétaire d’État à la Sécurité nationale.

Que ce soit l’opposant au Pouvoir, ou encore le créateur de FOKAL, c’est le citoyen en soi que discrédite Rony Mondestin. Une attitude allant jusqu’à remettre en question les études du leader politique. Moïse Jean-Charles dit avoir étudié à Cuba avec de grandes personnalités politiques telles que Lula Da Silva , souligne notre Sujet. Or, en 2008 il a été en Argentine et a eu besoin d’un interprète pour s’exprimer.

Joueur des Américains, le secrétaire général de Pitit Dessalines ne serait pourtant ni plus méchant ni plus saint qu’un autre. Il est simplement cet homme « présent au bon moment et en toutes circonstances », s’explique l’ancien sénateur haïtien louant malgré lui, des qualités qu’il dit déceler en cet être. « Il sait manipuler les mots, a un parler comique mais attirant. Et plus que tout, il apprend vite ».

Ainsi, en dépit de ses nombreuses limitations, Moïse Jean-Charles est un instrument important dans la balance du Pouvoir. Ce dont il fallait parler au président Jovenel Moïse et le faire comprendre. « Moïse Jean-Charles est un instrument important que le pouvoir doit apprécier, considérer, écouter et avec lequel il doit négocier ». Raison pour laquelle, au demeurant, l’Union européenne insiste pour que la crise se résolve par la négociation.

Au risque de se perdre lui-même, le Chef d’État ne peut donc se permettre de ne pas tenir compte de cet élément. Et devra mettre de côté son caractère du « type qui excelle dans la pratique de se foutre une ou deux balles au pied ».

Moïse Jean-Charles étant malgré tout un membre de l’opposition, Rony Mondestin s’est prononcé sur la structure en soi. Portant pour l’occasion un démenti formel au système que celle-ci dit combattre. « Il n’y a pas de système PHTK ». D’ailleurs, ajoute-t-il en guise de gouvernement , « il ne saurait avoir un tel système aussi bien qu’il n’existera jamais un système de parti politique au pouvoir ». Ce en quoi réside toute la désunion de l’opposition pas nette.

Selon l’ex-parlementaire, l’ambition propre de chaque personne et de chaque groupe empêche à cette structure de faire front contre le régime en place. Puisque le prétendu ennemi commun n’est pas réellement ce qu’il dit être, à savoir le système. Mais plutôt un individu, en l’occurrence Jovenel Moïse.

Ainsi donc, à croire Rony Mondestin, on aura tout vu au sein de cette opposition. De même que Moïse Jean-Charles est soupçonné de travailler pour l’Oncle Sam, de même « il y en a qui veulent combattre Jovenel Moïse dans le système pour l’y remplacer ».

D’où l’intérêt à vouloir tout converger vers la question électorale, sur le PHTK et bien entendu sur la personne du président.

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