Ti lapli «G-9 an fanmi e alye » pose des conditions pour relâcher le PDG de Titi Lotto, Wolf Hall

(TripFoumi Enfo) – Kidnappé à la ruelle Alerte, Wolfy Hall n’est toujours pas remis à ses proches trois jours après. Pour ce faire, le dénommé Ti lapli membre du gang « G-9 an fanmi e alye » dirigé par Barbecue qui confirme le détenir, pose les conditions au micro de John Colems Morvan. Les proches de la victime doivent payer pour le retrouver puisque futur candidat à la députation, Wolfy Hall est jugé plein aux as. « Se lajan m bezwen », lâche le patron de Grand-ravine qui rappelle pour qui veut l’entendre, avoir également une bouche.

Qui a deux mains, dit l’adage, ne peut mourir de faim. Pour Ti lapli, chef de gang membre de l’association baptisée « G9 an fanmi e alye », il est clair et simple. Qui a une arme, ne peut mourir de faim.

Enlevé depuis lundi soir 19 octobre 2020, la faute de l’entrepreneur carrefourois est enfin communiquée par ses ravisseurs. « Il a du fric », affirme simplement le chef de gang campé en véritable investigateur. Car bien avant l’exécution du délit, une enquête a été menée sur la personne de M. Hall.

La victime est un futur candidat à la députation. Par conséquent, il doit nécessairement avoir de l’argent, en déduit Ti Lapli qui semble ne pas vouloir entendre raison. Pour le chef de gang, les faits sont ce qu’ils sont. Jusque-là, il garantit qu’aucune maltraitance n’est administrée contre le citoyen qui, d’ailleurs, n’est pas kidnappé, mais « retenu », précise-t-il.

Si le jeune entrepreneur n’est pas encore rentré chez lui, un seul motif s’impose. « Il est retenu pour qu’il nous donne notre part », explique Ti lapli. Selon sa propre logique, un homme candidat est avant tout un homme qui « possède de l’argent pour participer aux élections et faire plus de mal au pays, tandis que nous, nous n’avons rien ».

À ce propos, il souligne l’exploitation subie par ceux issus du ghetto comme lui. De tels hommes équipés d’armes à 5.000 et 6.000 dollars américains ne sont pas à abattre, selon le hors-la-loi. Puisque se l’offrir soi-même demeure impossible. « Ceux qui font rentrer armes et cartouches au pays, ce sont eux qu’il faut déchouquer ». Ce sont eux qui font du mal au pays, a t-il ajouté.

Se positionnant en véritable garde-fou, Ti lapli de G9 ne manque donc pas de défendre les siens. « Nous avons faim », ainsi il justifie l’ensemble de leurs agissements. D’autant plus qu’il informe avoir proposé à plusieurs reprises « des stratégies pour aider ces jeunes du ghetto et soulager la population ». Il aurait même créé des commissions de désarmement. Mais malgré tout, « nous n’avons jamais rien », déplore-t-il. D’où leur logique de sauve-qui-peut.

L’argument de la faim devient le véritable cheval de bataille de Ti lapli. Lequel argument l’amène à critiquer le Président Jovenel Moïse notamment pour « lui avoir donné 30.000 dollars depuis juillet ». Il n’est plus cet argent, or lui, il a faim.

En attendant donc que Jovenel Moïse renouvelle sa bourse, Ti lapli sort pour ombrager le ciel de plus d’un.

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