Le héros de la Coupe du monde de football de 1982, Paolo Rossi est mort

(TripFoumi Enfo) – Seulement deux semaines après le décès de l’idole argentin, Diego Armando Maradona Franco, c’est l’ancien international italien Paolo Rossi que pleure le monde footballistique. À croire sa femme Federica Cappelletti, Paolo Rossi est décédé hier soir, des suites d’un cancer du poumon. Une triste nouvelle qui aura bouleversé toute l’Italie, dont les anciens coéquipiers du meilleur joueur et meilleur buteur de la Coupe du monde de 1982.

« Michel Hidalgo, Robert Herbin, Maradona, maintenant Paolo Rossi, ça suffit, 2020, c’est bon… » L’international français Michel Platini est l’un des premiers à exprimer son affliction face à ce deuil.

De 1982 à 1985, les deux hommes ont joué ensemble à la Juve. Soit le temps de trois saisons. Une époque que Michel Platini se remémore fièrement. Il l’a lui-même si bien dit, nous avons tout gagné. Mais, le meilleur, selon lui, ce fut de jouer aux côtés de Paolo Rossi. « Paolo était un grand joueur, un grand buteur, tout le monde se souvient de sa Coupe du monde 1982 […].
En 1982, il venait d’être le héros de la Coupe du monde », a-t-il lâché avant d’ajouter que pour lui « c’est le seul grand nom du foot qui ait été aussi détaché du foot, justement. »


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Platini faisait référence à sa suspension pour 3 ans en 1980 en ce qui a trait au scandale du « Totonero » en rapport à des matchs de Championnat truqués. « Sa suspension lui avait fait beaucoup de mal ». D’ailleurs, elle a failli lui coûter la Coupe du monde 1982 dont il sera sacré meilleur joueur et meilleur buteur. Au total, Paolo a inscrit 6 buts. Parmi eux, celui qui aura ouvert le score en finale face à l’Allemagne et qui contribuera à la victoire 3-1 de l’Italie.

Marco Tardelli et d’Alessandro Altobelli ont marqué les deux autres buts de l’équipe italienne. Et Paul Breitner, celui de l’Allemagne, en fin de match.

De cette victoire, Fulvio Collovati s’en souvient très bien. Alors qu’il intervenait ce matin sur les ondes de Radio Rai, une station de radio généraliste nationale publique italienne, Collovati a déclaré : « Si je suis champion du monde, c’est à lui que je le dois, à ses buts ». Également affecté par la disparition de son désormais défunt coéquipier, l’ex-défenseur du Milan et de l’Inter a fait part de ses émotions. « Je suis bouleversé, j’ai dû mal à en parler. C’est une année terrible, je ne m’attendais pas à cette nouvelle. »

Une situation pas si différente pour Antonio Cabrini. Et ses simples mots adressés à l’agence de presse italienne, Agenzia Nazionale Stampa Associata (ANSA), en disent long. « Ce n’est pas le moment de parler. Il y a six mois, j’ai perdu mon frère, aujourd’hui j’en ai perdu un autre ».

Ainsi, les « je ne sais pas quoi dire » pleuvent de partout ce jeudi 10 décembre 2020. À force d’être resté fort discret sur son état de santé, le capitaine de « Pablito », Dino Zoff, dit ne pas avoir pensés que c’était si grave. Combien même, Michel Platini lui, témoigne du fait que le ballon d’or 1982 souffrait beaucoup physiquement. Et ce, parce qu’il n’avait plus de ménisque. « Combien d’heures a-t-il passé sur la table de massage, avec de la glace sur le genou pour le faire désenfler… »

Il s’agit là, d’un véritable guerrier dont la photo, ou plutôt celle du couple, a été très tôt publiée ce matin, sur Instagram. Avec « Forever » comme légende, en plus d’un cœur, Federica Cappelletti a décidé, aux environs d’une heure du matin, de diffuser ainsi la nouvelle de la mort de son mari à toute l’Italie.

D’un cancer du poumon, Paolo Rossi est décédé à 64 ans. Et comme sa veuve l’a écrit sur Facebook, il n’y aura jamais plus quelqu’un comme lui, unique, spécial.

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