«Le président est une victime du système», dixit Guibert Barthélémy

(TripFoumi Enfo) – Actuel locataire du palais national, Jovenel Moïse ne serait pas totalement à blâmer. Tel est l’avis du Dr Guibert Barthélémy rendu public alors qu’il intervenait hier lundi 4 janvier 2021 à l’émission « Invité du jour ». Monsieur en a également profité pour dénoncer les différents responsables de la crise du pays. Lesquels, dit-il, doivent assumer leur responsabilité

Protégé de l’ex-président Joseph Michel Martelly, Jovenel Moïse n’aura été jusqu’à date qu’un pion sur l’échiquier du régime PHTK. Entre autres preuves de cette thèse avancée, c’est son avènement sur la scène politique que retient M. Barthélémy.

Au tout début « Jovenel Moïse était en lutte pour remplacer un sénateur gardé anonyme », nous apprend notre Sujet. Mais, sans s’y attendre, il a été désigné par Michel Martelly pour être candidat à la présidence. Et ce, « sans préparation aucune, sans équipe ». Arrivé ensuite au palais national, poursuit le neurophysiologiste Clinique au micro de Marie-Lucie Bonhomme, Jovenel n’était même pas en mesure de nommer un porte-parole ou encore un premier ministre.


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D’ailleurs, toujours selon ses propos, c’est à peine si le chef d’État avait nommé 2 ministres lors de ses premiers gouvernements. Parce que ministres, parlementaires et tout autre poste important étaient gérés par Michel Joseph Martelly et son équipe. Delà les lots de corrompus
Mais encore, Dr Barthélémy souligne le cas bien particulier des anciens ministres, premiers ministres et présidents qui sont tous autant responsables du malheur du pays. En effet, « dans l’ombre, ces derniers remplissent leurs poches tout en se servant de leur influence pour placer des contacts à eux, à différents postes ». Une énormité qui n’empêche en rien aux fonctionnaires susmentionnés « d’accuser uniquement le chef d’État quand le navire s’apprête à couler ».

Combien même, le professeur des Neurosciences à l’Université d’État d’Haïti reconnaît très bien que le pays va mal, et que Jovenel Moïse n’est pas plus innocent que les autres coupables. Loin de là, il estime que « le président de la République doit être beaucoup plus sage pour enfin se rendre compte qu’il court à sa perte ». Surtout en ce qui a trait aux nombreuses promesses non tenues jusqu’ici.

C’est d’ailleurs cela qui l’a poussé à penser que si le président n’ait pas pu tenir parole durant plusieurs années, la probabilité qu’il réussisse dans le laps de temps qu’il souhaite passer au pouvoir, ne garantit rien. Ainsi donc, « si Jovenel veut encore sauver le pays, il faut trouver une sortie à l’amiable pour éviter au pays de sombrer une fois de plus dans le chaos ».

Reste à savoir si le président sera pour une telle démarche. Puisque les États généraux sectoriels dont le comité a été créé par le président le 28 mars écoulé, ne sont quasiment plus.

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