Jovenel Moïse est un cadavre politique en décomposition dont il faut se débarrasser, affirme Jean-Lubin Paul

(TripFoumi Enfo) – Jovenel doit quitter le Palais national le 7 février prochain. Pour soutenir cette affirmation, nombreuses sont les preuves qui ont été avancées. Parmi elles, se trouvent les deux principales raisons de Me Jean-Lubin Paul de la Table de Concertation de l’Artibonite. La première est d’ordre constitutionnel et la seconde, d’ordre législatif.

À qui veut l’entendre, Jovenel Moïse continue de clamer la fin de son mandat pour 2022. De même, plusieurs membres de la société civile ne se fatiguent jamais d’apporter à chaque fois des preuves qui confirment le contraire.

Pour Me Jean-Lubin, la première raison qui explique parfaitement ce départ obligé est la Constitution du 29 mars amendée. Justement, en son article 134.2 le mandat du président prend fin le 7 février de la 5e année de son élection. Et ce, quel que soit la date de son entrée en fonction.

Dans le cas de Jovenel Moïse, les élections présidentielles ont eu lieu en novembre 2015, son mandat a alors commencé le 7 février de l’année suivante, soit le 7 février 2016, conformément aux prescriptions de la Constitution susmentionnée. Cela étant, ce 7 février 2021 marque la cinquième année du mandat de Jovenel. D’ailleurs, toujours selon Jean-Lubin, « même si Jovenel Moïse entrait en fonction le 6 février 2021, suivant l’esprit de l’article 134.2, son mandat prendrait fin le 7 février 2021 ».

Autre façon de démontrer que le mandat du chef d’État touche à sa fin demeure le mandat des députés eux-mêmes. Élus pour quatre ans, les députés plient toujours bagages une année avant le départ du président, lui-même élu pour 5 ans. Considérant alors que le mandat des députés ait expiré le deuxième lundi du mois de janvier 2020, le deuxième lundi du mois de janvier 2021 constitue déjà un an. Ainsi donc « Pa gen wout pa bwa Jovenel Moïse doit laisser le palais national que l’on veuille ou non », a lâché monsieur le Porte-parole.

« Le 7 février 2021, Jovenel Moïse sera un civil comme les autres », prévoit monsieur Paul. En conséquence, il sera permis de procéder librement à son arrestation. Mais encore, il n’est pas tout à fait impossible que Jovenel décide de ne pas se laisser faire. Si tel est le cas, d’un côté le porte-parole de la Table de Concertation de l’Artibonite envisage l’application de ce qu’il appelle « la politique du moindre mal pour éviter le pays de tomber dans le chaos ». Une politique qui sera appliquée par le peuple haïtien lui-même, histoire de prendre en main son destin et empêcher à Jovenel Moïse de violer la constitution.

Et d’un autre côté, il sera question, pour les policiers, de se désolidariser avec le locataire du palais national pour éviter le pire. Déjà, que les prévisions pour d’ici fin janvier sont plutôt sombres.

Tout le pays sera fermé et le 7 février sera un jour fatal pour Jovenel Moïse qui, s’il refuse de laisser le pouvoir, verra le peuple haïtien marquer l’histoire du monde. « Parce que tous les moyens sont bons pour sortir de l’esclavage ». Et mieux encore, pour « débarrasser le pays de ce cadavre avant qu’il soit dégénéré ».

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