Jovenel Moïse doit partir le 7 février 2021, des membres de la diaspora haïtienne exigent le respect de la constitution

(TripFoumi Enfo) – Des membres de la Diaspora haïtienne aux États-Unis ont élevé leur voix ce vendredi 15 janvier 2021 pour dire non à l’insécurité, au kidnapping, viol, vol, assassinat entre autres. Ils dénoncent ce climat de terreur qui règne en Haïti depuis environ dix ans. Par conséquent, ils exigent au président Jovenel Moïse de quitter le Palais National le 7 février 2021, conformément à l’article 134-2 de la constitution. “ 7 fevriye 2021, se pèp la k ap prezidan”, clament-ils.

“Arrêtons ensemble ce robinet de sang ! Jovenel Moise, la violence n’est pas une option”, peut-on lire en anglais sur une pancarte de l’un des manifestants. Si la tête de certains étaient nouées du bicolore bleu et rouge, d’autres hissaient bien haut leur drapeau pour montrer au monde entier qu’ils tiennent toujours à leur pays d’origine. C’est à cet égard que le Maître Ostaphat Jean Daniel, coordonateur général de “Haïti Possible”, a, depuis Massachusetts, exigé ouvertement le départ de Jovenel Moïse ce 7 fevrier. “On doit mettre une fin à ce système corrompu”, a t-il martelé.

Toujours dans le même ordre d’idée, l’avocat demande à toutes les communautés haïtiennes qui vivent en dehors du pays de mettre ensemble leur voix pour changer ce système sanguinaire une fois pour toute. Car, dit-il, “si le système actuel était dans notre avantage, on n’irait pas nous installer dans un pays autre que le nôtre”. Cependant, pour se faire, a t-il ajouté, le président doit nécessairement quitter le pouvoir le 7 février prochain conformément à la prescription de l’article 134-2 de la constitution.


Ajoute nou sou Telegran pou pa rate oken scoop :https://t.me/TripFoumi!

Par la même la même occasion, ces Haïtiens ont exigé que la communauté internationale fasse en sorte qu’elle ne s’immisce plus dans les affaires internes d’Haïti. Car, disent-ils, les ennemis de la République d’Haïti sont entre autres la France, les États-Unis et le Canada. ”Haiti’s enemies domestic and foreign : United States of American, France and Canada take care of your own fake democraties ! Stop supporting gangs, kidnapping in Haiti ! Slavery has been abolished by Haiti. À bas traitres !” lit-on sur une autre pancarte.

Plusieurs personnalités bien connues de la diaspora dont Farah Juste, Josué Renaud, Fabienne René, Nadia Mondésir, Édens Débas, Roody Métellus ont lancé ce mouvement dans l’idée d’envoyer un signal aux autorités américaines afin de cesser de supporter les dirigeants corrompus en Haïti. Ils ont profité pour exiger le procès Petro Caribe et du coup réclamer justice et réparation pour les victimes de différents massacres perpétrés en Haïti dont à La Saline et au Bel-air.

Ils ont annoncé toute une série de mouvement de mobilisation pour contraindre l’administration Biden Harris à changer leur politique envers Haïti. Ils disent non au PTHK, non à Michel Martelly, non à Jovenel Moïse qui disent-ils, fait d’Haïti un espace réservé aux gangs armés, aux narcotrafiquants et aux kidnappeurs.

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker