Le pays brûle : les artistes gardent silence

(TripFoumi Enfo)- Ces derniers jours, Haïti traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire. Si des secteurs clés de la vie nationale se positionnent clairement sur la crise actuelle du pays en appelant au respect de l’article 134-2 de la Constitution, cependant, d’autres dont celui regroupant des artistes et des groupes haïtiens se taisent.

Les artistes détiennent, c’est un fait, un pouvoir : celui d’influencer le comportement, les actions des individus et leur mode de pensée. Conscients de cela, lors des campagnes électorales, ils s’arrangent souvent aux côtés de certains candidats afin de porter leurs fans à voter pour eux. Après quoi, ils se gardent de se prononcer sur leur gestion en attandant une prochaine élection.

Suivis par des centaines de milliers de personnnes sur les réseaux sociaux, en guise d’une prise de position sur la crise actuelle du pays, certains artistes et groupes musicaux ont mis le cap sur le carnaval national. Citons, entre autres, des groupes et des artistes comme, Boukman Eksperyans, Djakout#1, T-vice, Tabou Konbo, Ekip, Sweet Micky.


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En octobre 2019, après une vague de questions posées par des internautes sur la non-implication des artistes dans la lutte pour réclamer le départ de Jovenel Moïse, ils avaient enfin décidé de fouler le macadam de la zone métropolitaine. Perchés sur un char musical, au milieux des dizaines de milliers des manifestants, 13 et 2O octobre 2019, ils sont descendus dans les rues pour réclamer haut et fort la démission de Jovenel Moïse au pouvoir. « Jojo lage pye w », ont-ils scandé. Mais, c’était vainement car, jojo rete la pirèd !

Depuis, ils se sont retirés du terrain politique pour s’occuper de leur carrière artistique. Entre-temps, la situation économico-sociale du pays ne cesse de se dégrader. Les actes d’insécurité continuent de grimper. La misère, le taux de chômage et l’inflation vont de manière croissante dans le pays. Bref, presque tous les indicateurs sont au rouge et ce, sous les yeux des artistes haïtiens.

Ce 7 février 2021 marque la fin du mandat de Jovenel Moïse, selon l’article 134-2 de la constitution, mais le désormais ancien chef d’État reste à son poste. Des voix se lèvent tant ici qu’à l’étranger pour dire non à Jovenel Moïse, tandis que, les artistes haïtiens ne pipent mot.

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