Crise à la Faculté d’Ethnologie : entre enjeu politique plat et pérennité d’un climat de paix

(TripFoumi Enfo) – La note vocale de Claude Mane Das et sa tentative de contestation : entre jeu politique plat et pérennité d’un climat de paix à la Faculté d’Ethnologie.

« Les savants supportent le doute et l’échec, parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Mais le désordre est la seule chose qu’ils ne peuvent ni ne doivent tolérer. » Simpson

Claude Mane Das, durant sa campagne électorale, avait un discours témoignant sa velléité à pérenniser un climat de paix à la Faculté d’Ethnologie et à changer l’image de celle-ci.

Apres les résultats provisoires, ce vendredi 15 janvier 2021, dans une note vocale, Claude Mane Das, constatant sa défaite, remercie, salue le courage de ceux et celles qui l’avaient soutenu et ne laisse passer, sur le coup, sous silence ceux qui l’ont « fait faux bond ».

Parallèlement, ce même soir, dans un message publié sur un groupe whatsapp, le grand professeur, chercheur, anthropologue J. Picard Byron se dit démissionné de son poste de responsable du programme de Maitrise d’Anthropologie sociale –si l’on peut croire ce que rapporte quelques professeurs.

Ainsi, Picard et Das acceptent, l’un et l’autre, la défaite. En fait, leur défaite. Félicitations!

Mardi 19 janvier, ce même C. Mane Das rejoint par Direny Theuriet, tous deux candidats respectivement au poste de doyen et de vice doyen aux affaires académiques, ont contesté les résultats provisoires des élections du 15 janvier -Contestation qui n’est qu’une copie-collée, qu’un plagiat. Quelle honte pour l’image de celui qui veut rehausser l’image de la faculté !

Pourquoi une telle ambivalence ? Das, serait-il frappé par un quelconque trouble psychologique causé par sa défaite ou serait-il poussé à agir contre sa volonté ?

Laissons la seconde question aux spécialistes. Que la clini-FE fasse son travail ! Honneur à ceux et celles qui ont pris une telle initiative ! Elle nous est d’une grande utilité. Pour la première question, si elle venait de Picard Byron, elle ne nous étonnerait pas. Car l’orgueil avait l’habitude d’obscurcir sa pensée, comme le croyait Jean Anil Louis Juste. Nous nous rappelons, plus près de nous, ses propos (J. Picard Byron) à l’assemblée générale du 14 juin 2017 avant le drame de Blot. Celui-ci parlait brillamment de sauvegarde de l’humanité, de Protection de la vie humaine, de principes moraux. Quelques heures après le drame, cette fameux John Picard Byron a craché sur la vie de l’étudiant victime à cause de sa voiture incendiée. Position politique, dirait Engé.

En pensant que Claude Mane Das est différent de John Picard Byron, notre mémoire nous plonge dans le passé. « Vous souvenez-vous de la position de Mane Das dans les élections qui l’ont amené au Décanat de la FE en tant que vice-doyen aux affaires académiques ? » Du coup, ça nous revient. Il était contre –pour l’image de la Faculté – un doyen-sans-doctorat.

Pourquoi aujourd’hui il est non seulement candidat sans doctorat et en plus il avait accepté le poste de doyen – par intérim- sans doctorat mais ne voulant « plus » perdre les élections d’aujourd’hui en critiquant cette même charte électoral qui l’avait mis vice-doyen ? Bipolarité ? Accepterait-il, contre sa velléité de pérenniser le calme, de protéger et rehausser l’image de la FE, de sombrer la Faculté dans une crise sans fin pour de simples intérêts de quelques uns qui n’ont aucun attachement réel à la faculté ?

SAUVONS L’IMAGE DE LA FACULTE ! SAUVONS ETHNOLOGIE !

Quelques phrases de la note vocale du Doyen par intérim et de facto, Claude
Mane Das. « Il est vrai que m pa genyen eleksyon an, men… eleksyon sa a aprann mw anpil bagay. » « […] Chers amis-ies nou pèdi batay la. C’est comme ça ! C’est la vie ! Il faut savoir perdre. » «[ …] C’était peut-etre ecrit ke m te dwe pèdi. » « […] C’est la vie, je dois l’accepter. »

Roobens LAVEUS
AnthropoSociologue, membre de l’organisation LAKOU

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