La police, le kidnapping, les kidnappeurs, les kidnappés et nous !

(TripFoumi Enfo) – Le kidnapping prend le large en Haïti. Personne n’en est exempt. Pour en faire une historicité, en mettant de côté les événements post-2004, on peut se référer aux récentes déclarations de Jovenel Moïse. Selon ce dernier, le kidnapping a fait son grand retour, comme pratique, en décembre 2019.

On ne sait pas vraiment quand est-ce que Monsieur Moïse a pris connaissance du retour du phénomène, mais jusqu’à date aucune mesure sérieuse n’a été prise pour freiner cette pratique qui bat son plein dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Les bandits armés, membres de certains gangs sont à la base du kidnapping. Cependant, tous les projecteurs sont rivés sur Grand-Ravine. Le gang armé qui habite ce quartier de non-droit a enlevé plusieurs citoyens et exigé des sommes faramineuses pour remettre en liberté les otages.


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Hier, un kidnapping a eu lieu à Delmas 3. Le doigt est pointé sur le gang armé de Delmas 2. Ce qui veut dire qu’ils sont nombreux les gangs armés à se vouer à de telle pratique pour se procurer de forte somme, dans la totale passivité des autorités policières.

On enregistre ces derniers jours plus d’une quarantaine de cas de kidnapping en Haïti. Pour chaque citoyen kidnappé, son secteur d’activité respectif se soulève, se solidarise pour sa libération.

Un médecin est kidnappé, les étudiants en médecine et ses collègues de travail gagnent les rues de Port-au-Prince en guise protestation. Et, contre rançon, le docteur a été libéré. Il en est de même pour les frères Bitard, docteurs et propriétaires de l’hôpital Bernard Mevs, enlevés, il y a un an, mais libérés sans avoir versé de rançon.

Étudiants, professeur, chauffeurs, entre autres, tous ces secteurs ont déjà été touchés par le kidnapping. Ils se sont déboursés pour partir à la quête de la Libération de leurs confrères et consoeurs kidnappés.

Et le pire, la Police Nationale d’Haïti est beaucoup plus apte à réagir face aux gens qui protestent contre le kidnapping de leurs proches, que contre les bandits qui se vouent à cette pratique criminelle.

Les critiques à l’égard des agents de la PNH ne cessent d’augmenter en raison de leurs agissements par rapport aux mouvements anti-kidnapping. Certaines personnes arrivent jusqu’à accuser la police d’être de connivence avec des bandits. Surtout, en considérant les informations selon lesquelles des personnes en tenue de police ont procédé à l’enlèvement de plusieurs citoyens.

À observer le comportement de la Police Nationale d’Haïti, des autorités, de chaque citoyen appartenant à un secteur donné, il est plus qu’évident que la solution à ce problème n’est pas pour demain.

La meilleure façon de se protéger serait de rester à la maison. Toutefois, rien ne dit qu’on est en sécurité. La raison : il y a un mois environ, une femme a été assassinée chez elle, à Delmas. Les malfrats ont eu le temps de partir sans ambages après le crime.

Enfin, on ne peut pas se protéger en Haïti. On peut de préférence se protéger d’Haïti, si vivant sur le territoire, on ne se sacrifie pas pour un changement réel. La seule façon, à ceux qui ne peuvent lutter et de se mettre à l’abri, est de quitter le pays.

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