Et si “Village-de-Dieu” ne comptait pas que des bandits ? Un véritable débat !

(TripFoumi Enfo) – Le carnage qui a eu lieu dans l’après-midi de ce vendredi 12 mars 2021, dans le fief des gangs à Bougòy, Izo et Ti Lapli n’a pas tardé à susciter la colère au sein de plusieurs membres de la population. Y réagissant, plus d’un affirment que désormais il n’existe que des bandits à Village-de-Dieu. Ils osent même à parler de « Village de la mort ». Mais, cela n’a pas empêché que d’autres restent fermes sur leur position, au point même de dire catégoriquement qu’il existe de bons et paisibles citoyens dans la zone, un véritable débat.

La première affirmation survient après que des résidents la zone aient été nombreux à avoir donné leur solidarité aux caïds du Village, alors que les agents de l’ordre présents nécessitaient de l’aide. L’information a été confirmée par notre rédaction après avoir vu une vidéo dans laquelle une bonne dizaine de résidents du quartier ont été remarqués en train de bloquer les passages en y érigeant des barricades. Ainsi obstrué toute éventuelle issue, les policiers qui y étaient bloqués n’avaient que le seul choix d’y laisser leur peau.

Du coup, d’innombrables internautes ont conclu que, même si tous les habitants de “Village de Dieu” ne détiennent pas des armes illégales pour théoriser la population, ils sont nombreux à avoir participé dans le climat insécuritaire que traverse le pays, d’une manière ou d’une autre. « Ils sont complices. La vidéo d’aujourd’hui peut en témoigner », clament-ils.

Par ailleurs, à la fin de l’année écoulée, alors que la PNH s’apprêtait à mettre définitivement un terme au banditisme qui bat son plein, plusieurs personnalités et organisations de droits humains du pays haussaient le ton pour dire qu’il n’existe pas que des bandits dans les quartiers défavorisés. Et que, ont-ils ajouté, « Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable plutôt que de condamner un innocent ».

Pour soutenir leur thèse, ils ont pris l’exemple de Grégory Saint-Hilaire, étudiant finissant à l’ENS-UEH, grandi à Village de Dieu, mais qui avait choisi plutôt le chemin de l’école au détriment du banditisme. Sa mère qui réside encore dans ce quartier qualifié de zone rouge, avait pris la parole pour dire qu’il existe aussi de paisibles citoyens à Village-de-Dieu. « Mon fils en était un », a t-elle dit avant d’affirmer que elle aussi, elle en est une.

D’autres personnalités et institutions importantes du pays ont aussi fait savoir que certains résidents de Village de Dieu n’y sont pas parce qu’ils aiment leur condition de vie, mais par le simple fait qu’ils sont forcés d’y rester. C’est le cas de RNDDH et de FJKL qui affirment que dans le cas contraire, ces paisibles citoyens seront punis ou même abattus s’ils osent laisser la zone. Car, disent-elles, Ils sont des otages.

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