Tôt ou tard… L’histoire…

L’histoire n’est pas linéaire… Elle est le produit de l’opposition et de la contradiction. La force aujourd’hui peut devenir faiblesse demain, et l’inverse est aussi vrai.

Il fut un temps, les rapports humains et sociaux étaient déterminés par l’esclavagisme, le colonialisme, mais quelques temps plus tard, l’autre côté de l’histoire allait advenir, c’est-à-dire l’émancipation de l’homme haïtien comme sujet pensant et libre.

Il fut un temps, la dictature. Elle s’est étalée sur une longue période, avec des tares de toute nature, dont le peuple porte encore les stigmates. La machine de la mort était en marche. Dans le pays, la peur était le mode opératoire d’un régime qui voulait à tout prix se renouveler indéfiniment. L’effacement moral, voire juridique, sinon physique, de l’être haïtien s’est avéré la voix unique de légitimation du pouvoir. C’était, sans nul doute, ce même mécanisme sur lequel s’est appuyé le national socialisme germanique, pour perdurer et légitimer ses actes barbares vis-à-vis des juifs. Mais on connaît la suite de l’histoire.


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Chez nous, on a déjà connu l’enfer. Des exils. Des exécutions sommaires. Des parodies de justice. Des complots ourdis contre des intellectuels. Des accusations injustes et injustifiées. Des incarcérations. Des martyrs. Des tortures. Des fussilades. Des massacres. Gérard Pierre Charles a fait la radiographie de cette période. Mais, après 29 ans de cieux assombris par les nuages de la barbarie, le soleil de la liberté allait se lever sur le pays.

Aujourd’hui, l’histoire se répète tristement. Pauvre petit pays ! Le pays est pris en otage par un groupe de voyous, qui sont prêts à tout pour conserver le pouvoir… Ils détruisent toutes les institutions républicaines du pays. Le parlement. La Cour des comptes. La derrière en date, la cour de Cassation, la plus haute instance judiciaire du pays. Ils assassinent la constitution, rien que pour leurs petits intérêts. La constitution, ils en font » une constitution à la carte », un vulgaire document écrit, qu’ils évoquent quand elle correspond à leurs fantasmes, et qu’ils mettent en veilleuse quand  elle ne s’inscrit pas dans la logique de leurs intérêts. Et le pays, avec ce pouvoir rempli d’apatrides et d’incompétents, sombre dans le vide total. Et pour servir ses bas instincts, le président de facto dirige par décrets. On est donc entré de plein pieds dans une dictature qui dit clairement son nom.

Toutefois, en panne de légalité et souffrant de légitimité, ils mettent en branle la machine de la répression et de l’arbitraire. Ils déploient toute une meute de chiens féroces dans les rues pour empêcher toute forme d’expression revendicative et subversive. Ils financent des groupes armés pour terroriser la population. Opérant sous le label de « bandi legal », ils s’exercent à éliminer tout ce qui fait obstacle à leur plan macabre de détruire le peuple haïtien. Ils paient des médias, achètent des journalistes et des petits intellectuels traditionnels invertébrés pour aboyer sur les médias sociaux,  investissent dans les réseaux numériques  et des lobbyistes étrangers  pour leur donner écho.  favorable dans l’opinion publique.

Alors que, pendant ce temps, tous les indicateurs économiques sont au rouge. Le chômage, l’inflation, la pauvreté ont atteint une barre jamais atteinte dans le pays. Et on se demande, qu’est-ce qu’ils ont dirigé pendant leur règne ? C’est bien ce questionnement qui a coûté la vie à l’un des plus éminents professeurs de droit constitutionnel en Haïti, Monferrier Dorval. 

Aujourd’hui, il est clair que ce pouvoir abject transforme le pays en une entité chaotique ingouvernable, réhabilitant ces vielles pratiques qu’on croyait éradiquer à jamais sur la terre de nos ancêtres. Mais tôt ou tard… L’histoire changera de phase. Comme j’aime le dire: les tyrans ne partent pas en un jour, mais ils partent toujours. J’attends avec impatience ce jour où, ces partisans du chaos, et artisans de nos malheurs( Martelly, Jovenel, Jouthe, Lamothe et leurs complices) seront jugés, puis jetés dans les poubelles pestilentielles de l’histoire. Tôt ou tard… L’histoire…

John Wesley DELVA, un citoyen dégoûté !

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