Karl Marx a raison!

(TripFoumi Enfo) – En ce temps de chaos politique haïtien, je pense à Karl Marx. Je pense à son analyse politique prospective anti-démocratique et à son analyse économique prospective anti-capitaliste. Je pense également à ce qu’il dit de l’État, de la bourgeoisie et de la police. Je pense aussi à PHTK, à son utilité dans la longue et lente marche vers la révolution gauchiste radicale en Haïti qui tarde encore à venir.

Ici en Haïti, PHTK est plus utile à la mise en place de la révolution communiste que notre prétendue opposition politique mal nommée qui, en réalité, est plutôt une véritable dissidence politique forgée par les tenants du système traditionnel rétrograde pour créer illusion et confusion dans l’esprit de la masse.

En effet, par le mal politique, économique et social qu’il fait, le régime en place, dans une certaine mesure, permet à une partie relativement importante de la population de parvenir à un certain niveau de conscience de la nécessité de révolutionner notre condition objective commune. Le mal de PHTK révulse notre conscience. Il nous enseigne magistralement sur la partialité de l’État, sur la vraie nature de son rapport avec les gens d’en-bas. Il nous permet de conclure que l’État est bourgeois, qu’il est là pour garantir seulement et uniquement les intérêts des gens d’en-haut.


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Grâce au mal de PHTK, notre population sait que l’État et la Police sont contre les gens d’en-bas. Elle sait qu’elle ne peut pas compter sur l’État pour changer son mal-être en bien-être, son malheur en bonheur. En outre, le mal de PHTK nous informe et nous permet de vérifier que l’État n’est pas anti-gang, ni non plus anti-massacre, anti-corruption, anti-kidnapping ou anti-vol et criminalité organisés. Sur ce point, mieux que l’opposition mal nommée en Haïti, PHTK, par le mal qu’il fait à notre corps et à notre esprit, nous est vraiment utile dans son enseignement. Voilà de quoi dire merci à PHTK pour le mal-bien qu’il fait à notre peuple.

Quid de l’opposition mal nommée?

Elle est mal nommée. C’est ma position. Loin d’être une opposition politique au sens propre du terme, elle est, pour repiper ce mot, une dissidence politique pro-systémique. Sa présence nous donne l’impression que nous sommes en démocratie au point qu’il existerait chez nous une véritable opposion politique servant de contrepoids politique dans le jeu démocratique politique. Il n’y a pas plus fausse que cette thèse.

En tant que dissidence politique traditionnelle pro-systémique, elle sert la cause du système. Elle n’est pas anti-propriété privée; ni non plus anti- État, anti-bourgeoisie, anti-classes sociales, anti-exploitation ou anti-domination. Plus que PHTK, elle fait partie de nos maux, car là où PHTK est un mal connu, notre opposition mal nommée est un mal inconnu.

À un mal inconnu, la raison stratégique préfère un mal connu. Tout mal connu est moins redoutable, car il est plus facilement éradiquable. En effet, comme PHTK, l’opposition mal nommée doit partir. C’est à la jeunesse politiquement et idéologiquement consciente, évidemment au sens le plus radicalement gauchiste du terme, de prendre sa responsabilité devant l’Histoire dans l’impératif absolu de changer la vie en Haïti. C’est à elle de s’organiser au sens marxiste du terme pour faire débuter l’activation la de praxis sur notre terre, celle où eut lieu la plus grande révolution anthropologique universaliste de l’Histoire.

C’est à nous, jeunesse intellectuelle véritablement consciente de la Patrie commune, de trouver le moyen de changer la vie de nos frères et soeurs. Nous devons faire quelque chose pour ne pas trahir, comme nous le rappelle Frantz Fanon, notre mission générationnelle. Nous devons nous organiser pour liquider PHTK, la fausse opposition, et le système en Haïti. Nous devons brader la presse traditionnelle, les organismes de droits humains traditionnels, les églises et les écoles tradotionnelles. Nous devons aussi liquider cette police pro-systémique et cette pseudo-armée qu’on veut nous imposer. Notre mission doit également passer par la resocialisation de nos frères et soeurs ganstérisés, marginalisés, et déshumanisés. Nous devons révolutionner Haïti pour construire une société-nation.

En fin, le mal de PHTK, aux yeux de l’analyse marxiste adaptée, finira par provoquer notre bien. En plus de l’enseignement qu’il nous donne, il finira par susciter notre population qui est en passe de devenir peuple ( sujet politique non assujetti) à la révolution. Vous avez tout intérêt à n’être pas pessimistes, car les contestations populaires contre le régime et le système sont bel et bien là. Nous en prenons acte. Nous en sommes au courant et au parfum. Le mieux à faire, loin de continuer à manifester traditionnellement, c’est de nous organiser dans tous les sens pour passer à la véritable action révolutionnaire archi radicale en Haïti. Face au projet de PHTK de faire revernir l’occupant sur notre sol, nous devons recourir à l’intelligence et à l’analyse stratégiques. Nous ne devons pas non plus prendre dans le bluff de la police et des gangs. Nous devons demeurer politiquement lucides.

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