Barbecue et Jovenel Moïse partagent les mêmes positions, discours et ennemis

(TripFoumi Enfo) – Il nous est devenu très difficile ou quasiment impossible même de dire qu’il n’existe aucun lien entre le puissant chef de gang, président du G-9 Barbecue, de son vrai nom Jimmy Cherizier, et l’occupant du palais national, Jovenel Moïse.

Les défenseurs des droits humains l’avaient clairement prouvé en montrant que la fédération des gangs armés est une stratégie du pouvoir pour empêcher les gens des quartiers populaires – nombreux qu’ils sont – de fouler le macadam. À la tête de cette fédération, se trouve Barbecue, un ancien policier qui est maintenant devenu l’homme de main de l’exécutif et qui opère pour que le terrain soit favorable à ce dernier.

D’ailleurs, depuis la mise en place de cette structure de bandits, par les bons offices de la Commission Nationale de la Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR), les quartiers populaires sont pris en otage. Cité Soleil, le Bas de Delmas… ne peuvent plus participer aux mouvements de protestation contre le pouvoir en place.


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Aujourd’hui, il importe de signaler que Jovenel Moïse et Jimmy Cherizier, alias Barbecue, n’ont pas seulement les mêmes ennemis, mais aussi le même discours.

Depuis des mois, voire plus d’une année, les principaux ennemis de Jimmy Cherizier ne sont que des opposants politiques. Il s’attaque à tout bout de champ à des hommes comme André Michel, Youri Latortue, Nenel Cassy, Dimitri Vorbe, Réginald Boulos et consorts, qui ne sont que des véritables opposants au pouvoir en place. Il arrive à s’immiscer dans le conflit mettant face à face Jovenel Moïse et SOGENER, Dimitri Vorbe. Il a même proféré des propos obscènes à l’entrepreneur et l’appelle également « machann blakawout », comme le font Stanley Lucas et presque tous les autres supporteurs de l’équipe en place.

La similitude entre leurs discours se fonde sur le choix des mots. S’en prenant à Réginald Boulos, tout comme à Dimitri Vorbe, Jimmy Cherizier parle toujours d’oligarques corrompus. Ces termes sont couramment utilisés par les propagandistes pro-phtk, dont Stanley Lucas qui, selon des informations, travaille pour le pouvoir depuis les États-Unis et perçoit un salaire, provenant du trésor public.

En terme de position, personne n’a été plus déterminé à vouloir que Jovenel Moïse continue même après la date de la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février 2021, que Jimmy Cherizier. Il a fait des live « direct » via Facebook pour signaler son soutien au truvien et a menacé de saccager la République si l’élu du PHTK arrive à montrer ses talons. Cela a trouvé son plafond lorsque Jovenel a récemment déclaré : »Nou di m ale. E moun m ap kite dèyè yo, sa n ap fè ak yo ? ». Pour plus d’un, c’est assimilable à la gangstérisation des quartiers populaires. Une question posée aux leaders de l’opposition politique. : »Qu’allez-vous faire avec les bandits que je vais laisser derrière moi? », selon plusieurs interprétations.

La stratégie de peyi lòk de l’opposition ne plait pas non plus à Barbecue qui tout le temps dénonce André Michel et co, d’avoir envisagé un tel moyen de lutte. C’est le cas pour l’occupant du palais qui repose son échec sur le fait que le pays ait été bloqué pendant trois mois. C’est comme donner la pleine responsabilité de la non-exécution de son programme de campagne – s’il en avait un – aux mêmes de l’opposition.

Et voilà aujourd’hui, si le truvien mélange légalité et illégalité, et essaie de faire joindre diable et ange tout en voulant remuer ciel et terre, pour une affaire de référendum qui n’a même pas la bénédiction de la plupart des forces vives de la nation ; Barbecue, quant à lui, a récemment déclaré qu’il ne pourra avoir de transition, s’il ne peut y avoir de référendum. Il s’est clairement montré attacher à tout ce qui est de ce pouvoir. “Guerre civile ou Référendum”, a-t-il déclaré.

Et, fort de tout ce qui nous venons de démontrer, Joubert Joseph, journaliste, de déclarer, suivant constats, ce qui suit : »Bizarrement, le chef de gang le plus célèbre du pays et le président de facto parlent le même langage et ont les mêmes ennemis. Ils sont pro-référendum et hostiles à une transition politique. Ils attaquent des « oligarques corrompus » et des membres de l’opposition ».

Alors, que faire avec ces bandits lorsque Jovenel Moïse n’aura plus la barque du pays ?

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