L’éducation serait-elle la première victime du référendum?

(TripFoumi Enfo) Les prochains jours s’annoncent de plus en plus difficiles pour la famille Haïtienne qui malgré la situation précaire dépense tout leur avoir pour assurer l’éducation de leurs progénitures. Mais, force est de constater depuis des années que l’éducation et l’enfance Haïtienne ont été les principales victimes des crises sociopolitiques. Alors, avec ce bras de fer entre l’opposition politique et la présidence de Jovenel Moïse, avec tout ce qui se dessine; l’éducation ne serait-elle pas la principale victime?

Une réflexion qui est issue de l’évolution de la crise sociopolitique qui perdure depuis plus d’une dizaine d’années et qui a trouvé son apogée lors de la présidence de Jovenel Moïse.

Une crise durant ces quatre dernières années où l’éducation a été et sera peut être encore la principale victime. Partant d’un pays lock où tous les établissements scolaires ont été contraints de fermer leurs portes, une insécurité galopante avec un phénomène de kidnapping devenu la norme et aujourd’hui, un référendum qui a vu le refus catégorique et systématique de l’opposition politique et de la société civile, pourrait laisser des traces sur le système éducatif.


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Entendons par là, l’empressement des responsables des établissements scolaires pour boucler et bâcler la fin de l’année scolaire par réalisation des derniers examens de fin d’année de manière précipitée. Une seule chanson: faisons vite pour boucler l’année scolaire avant le 27 juin

Un stress continu pour la mise en place d’un auto-confinement dit référendaire. Une peur morbide qui ne permet pas aux responsables des établissements scolaires de boucler le programme officiel sans oublier, que le lendemain du référendum sera ou serait consacré aux examens officiels. Déjà depuis 2017, on assistait au phénomène d’année académique scolaire à cheval et l’apparition de l’enseignement en ligne pour un pays privé d’énergie électrique.

Pire encore, où seront placés ces bureaux de votes?

Aucun haïtien ne peut ignorer que dans la tradition électorale nationale, l’État à travers les Conseils Électoraux Provisoires utilise en majorité les écoles nationales et les lycées comme bureaux de votes.

Aujourd’hui, le refus systématique de plusieurs secteurs de la vie nationale au référendum et les déclarations de violence qui continuent d’alimenter le quotidien de l’actualité, ne mettent-ils pas en perils, la survie de ces établissements scolaires publics qui déjà se trouvent dans un état critique.

Seul, le lendemain et voire les prochains jours suivant le 27 juin pourraient éclaircir ce sombre nuage qui couvre Haïti.

Pourra t-on espérer consolider ces acquis après le 27 pour une éventuelle année académique 2021-2022?

Espérons que l’éducation ne sera pas une fois de plus, la victime de nos combats politiques.

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