Quand la mort se pavane en petite tenue à Martissant

(TripFoumi Enfo) – Un pas devant, deux autres à reculon ou, tout simplement, à pas comptés, on marche. Ça, c’est pour les piétons. Puis on roule, en avant, non, en arrière, donc sans pour autant se déplacer vraiment. Et ça ? C’est pour les véhicules. Qu’on se le dise : Martissant n’est pas un terrain facile ces derniers jours. À pieds, à motocyclette et en voiture, peu importe, on y troque la vie contre la mort à chaque minute.

Nichant à l’entrée Sud de Port-au-Prince, la capitale, des groupes armés s’affrontent pour on ne sait quelles raisons valables. Tout au moins, pour l’heure. Ces criminels s’arrogent même le droit d’ôter la vie à qui ils désirent et ceci comme bon leur semble. Vautours, bien affamés comme eux seuls, se jettant sur une petite proie, c’est eux. On s’entraîne à mourir, ici !

Les balles sifflent à Martissant : certains habitants ont vidé les lieux. Ça, c’est pour ceux qui détiennent les moyens à cet effet. D’autres, sans choix, y restent, en attentdant leur mort, qui sait. Et ça, c’est pour ceux qui ne possèdent rien, c’est-à-dire les laisser pour compte et les martyrs d’une société d’injustice à tous les niveaux.


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Depuis la reprise des armes par les des gangs de « Ti Bwa » et de Gran Ravin », l’un contre l’autre, quatre départements, Sud, Sud-est Grand’Anse, Nippes, sont coupés du reste du pays. Dans la troisiène circonscription, tout est au point mort. La peur s’y installe. La mort également. Les maisons au bord de la route nationale dorment dans un silence de cave.

Y mettre les pieds, c’est être saisi par un sentiment apocalyptique. Armes de guerre en mains, les bandits sillonnent la nationale. Recevoir une balle perdue, c’est la réalité à laquelle s’expose tout usager de cette zone prise en otage par le chant des armes depuis environ tantôt une semaine déjà.

Au moins cinq personnes ont été tuées en une journée et plus de 30 autres blessées et ce, par balles. Le quartier a l’odeur du sang de l’humain. Certains de ces tués ne pourront même pas avoir de funérailles dignes de ce nom, car les cadavres sont encore gardés par les tueurs.

Les responsables de l’État, à qui on attribue la responsabilité de travailler pour protéger le territoire national et les citoyens, ne pipent mot. À quand la fin de cette situation dans le pays ? À quand une société de jusctice ? À quand le bonheur de chaque citoyen ? À quand…. A quand… À quand…

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