Léon Charles et Louis Gonzague Edner Day, nou pa chèf !

(TripFoumi Enfo)- Est chef celui ou celle qui dirige, commande, gouverne, selon le dictionnaire Le Robert. Mais, en Haïti, cette définition, pourtant simple et facile, est, semble-t-il, mal apprise par certaines soi-disant autorités étatiques. En toute quiétude, des bandits armés dégainent leurs armes quand et où ils veulent. Ils font ce qu’ils désirent à longueur de journée. La population n’a pas la vie douce. Aucun « chef » ne dit mot. Devant le mépris et l’incapacité flagrants de ces « occupeurs de poste », on doit leur cracher la vérité en plein visage : Léon Charles et Louis Gonzague Edner Day, nou pa chèf !

Les groupes armés se sont multipliés dans le pays. Ce phénomène de pullulement de gangs armés sur le territoire national sape, sans doute aucun, tout processus de développement en Haïti. En effet, l’arrivée des « bandits légaux » (PHTK) au pouvoir a ouvert la voie à une « nouvelle pratique politique » en Haïti : les gangs deviennent un outil politique indispensable, que ce soit pour préserver le pouvoir ou y arriver. La fédération des troupes armées sous la recommandation de la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) en est une preuve palpable. Depuis lors, la situation sécuritaire du pays, déjà précaire, continue à se dégrader.

Ainsi, pour donner une réponse à ce phénomène faisant rage en Haïti, à l’appel de l’exécutif, Léon Charles a donc répondu présent. Il a quitté son poste d’ambassadeur d’Haïti à l’Organisation des États Américains (OEA) pour venir s’installer comme Directeur Général a.i de la Police Nationale d’Haïti. Son arrivée à la tête de cette institution, en novembre 2020, a accouché d’une souris. Léon Charles, jusqu’à preuve du contraire, est l’un des « chefs » au résultat zéro. Au contraire, sous son règne, la situation du pays du point de vue sécuritaire se détériore. La multiplication des cas de kidnapping, de meurtres, de vols, et de viols, entre autres, au quotidien, révèle la véritable identité de son administration durant ses 8 mois à la tête de la PNH. Au lieu de tout faire pour stabiliser l’institution policière, qui se trouve au bord du gouffre, et de ramener la paix dans le pays, le voilà qui s’assigne la mission de chasser de la PNH tous ceux et toutes celles qui revendiquent leurs droits.


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À chaque mouvement de protestation et de revendication, il se met sur ses pieds de guerre pour les contrecarrer. D’ailleurs, après la mort des 5 policiers au Village-de-Dieu, il était l’un des premiers à mater les mouvements de revendications de leurs frères d’armes dans les rues. On se le rappelle tous. Aujourd’hui, la population a grand besoin de lui et de l’institution qu’il dirige. Des vies se perdent sous les balles des civils armés à Martissant, au Bel-Air, à Delmas 2, 4, 6, à Cité-Soleil et même à Laboule 12. Mais, Aucun signe de vie malheureusement. Léon Charles doit retenir cette petite phrase en créole haïtien et qu’il le ressasse à chaque seconde : Léon Charles, Ou pa chèf !

Si Léon Charles ne l’est pas, et quand est-il de Louis Gonzague Edner Day, fils d’un tortionnaire, qui se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine ? Sous le règne du PHTK (Parti Haïtien Tèt kale) , on a tout vu, tout appris et tout compris. C’est triste et même très triste. Louis Gonzague Edner Day passe, de la manière la plus inélégante qui soit, d’opposant du régime en place à son vil serviteur. Les plus calés en géométrie auraient pu dire que son revirement spectaculaire, c’est comme un angle de 90 degrés. Son échine est très élastique, disent les gens.

Un petit rappel est important sur ce Louis Gonzague Edner Day. Dans un entretien qu’il avait accordé au journal TripFoumi Enfo au début du mois d’octobre 2019, le duvalieriste déclarait opter pour un départ ordonné de Jovenel Moïse et une transition responsable. Il disait également, dans son costume de militant, qu’il faut désarmer les bandes armées et mettre de l’odre dans le pays. Et le voilà au pied du mur, mais pour quel résultat ? Zéro ! Aujourd’hui, il est à la fois Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger et Ministre Intérieur et des Collectivités Territoriales. En guise de réponse aux problèmex des bandes armées semant la peur et le deuil dans les familles haïtiennes, le Ministre Day, homme à la velléité dictatoriale, attaque des opposants au régime en place. Il les menace comme bon lui semble. Il parle comme un aveugle de couleurs sur la question de référendum à longueur de journée. Entre-temps, les gangs sont devenus beaucoup plus puissants. Des familles sont chassées de leurs maisons à Martissant, à Fontamara, à Cité-Soleil et au Bel-Air. Et ce Gonzague ne pipe mot. Disons donc la vérité reste ce qu’elle est et il doit le savoir : Louis Gonzague Edner Day, ou pa chèf !

Léon Charles et Louis Gonzague Edner Day sont, entre autres, des « autorités » placées pour garantir la sécurité et la paix en Haïti. Kidnapping, vol, viol, meurtres, assassinat et affrontements entre les gangs riveaux restent les différents problèmes auxquels fait la population haïtienne. Aveugles comme eux seuls, un choix qu’ils ont fait, les deux hommes aux résultats merdiques s’accrochent aux privilèges de l’État. Et la politique malsaine devient leur muse. Sur ces entrefaites, disons le, 1, 2, 3 et 4 : Léon Charles et Louis Gonzague Edner Day, nou pa chèf !

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