“Pèp Ayisyen, nou te panse se te yon asasina, men sanble se yon kou deta”, déclare Jean-Charles Moïse

(TripFoumi Enfo) – L’ancien président Jovenel Moïse a été victime d’un coup d’état, un complot, selon le leader du Parti Politique Pitit Dessalines Jean-Charles Moïse. Il s’adresse aux forces vives de la nation de prendre les mesures qui s’imposent pour pallier la situation qui risque d’être très compliquée. Il demande illico un dialogue inter haïtien, entre tous les secteurs vitaux du Pays afin de protéger les acquis démocratiques et la population haïtienne.

« Pèp Ayisyen, nou panse se te yon asasina, men sanble se yon kou deta. Ki donk, nan enterè nasyon an, PPPD mande yon chita prese prese ant tout fòs viv yo: Tyè palman an, kou kasasyon, premye minis fèk nonmen, fòs politik nasyonal, sektè relijye, peyizan, sosyo pwofesyonèl, sendikal, inivèsitè, sektè afè ekonomik, reprezantan aktif dyaspora a, òganizasyon de baz « , a-t-il déclaré.

LES DESSOUS D’UNE STRATÉGIE

Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, Jovenel Moïse est assassiné dans sa résidence privée à Pèlerin 5. Comme BODET Jaime Torres, Pitit Dessalines dénonce la mort d’un homme, malgré toutes les récriminations justifiées qui affligent la gouvernance du défunt.
Le Parti Pitit Dessalines renouvelle ses condoléances à la famille, aux alliés et aux partisans de l’assassiné.
Néanmoins, le Parti Pitit Dessalines comme vigile du peuple haïtien, se doit d’exprimer ses préoccupations suite à cette tragédie et invite la nation haïtienne dans toutes ses composantes à rester sereine dans la poursuite de son rêve. Ce rêve de la Nation solidaire, fière, intègre souveraine et désormais inclusive.
Aussi, le Parti Pitit Dessalines estime-t-il que la tragédie de la nuit du 7 juillet 2021 ouvre la voie à trois stratégies socio politiques.
1- La grande aventure de l’impunité;
2- Le redressement de la gouvernance cupide et corrompue;
3- Le projet de réorientation positive de l’État.

▪La grande Aventure de l’impunité
Le système socio-politique qui a décliné jusqu’à la putréfaction après plus de 150 ans, pour tenter de se renouveler en douceur, peut exploiter l’évènement. Et de fait, les indices sont éloquents:
•Un Ex-Premier Ministre de facto, mais depuis le dernier arrêté nommant Ariel Henry comme son remplaçant, sans titre, ni qualité entraîne le pays dans le tréfond du chaos.
Quel agenda exécute Monsieur Claude Joseph? Pourquoi 24 heures avant la prestation de serment de Monsieur Ariel Henry comme nouveau Premier Ministre, l’Ex-Président décrié est assassiné?

Quelle prérogative légale autorise Monsieur Joseph à décréter l’État de siège? Qui ou quel secteur tient coûte que coûte à s’assurer des bons services de cet usurpateur de titre?
Il n’y a l’ombre d’aucun doute que le Sieur Claude Joseph s’active inlassablement et indécemment à assauter le pouvoir. S’il faut voir en ce crime du 7 juillet un coup d’État en parachute, Monsieur Claude Joseph n’a-t-il pas la posture d’un auteur intellectuel, ou d’un complice de premier rang? Pitit Dessalines invite Monsieur Joseph à choisir sagement de s’effacer.

La Nation Veille.

Pitit Dessalines le redit: << La morale exige que l’adversaire politique n’est pas un ennemi et les différends suite à un accord ( deal ) polique ou économique ne doivent pas être exclusivement réglés dans le sang >>.
Les mobiles du crime, au regard de la gouvernance aléatoire, provocatrice et prédatrice de Jovenel Moïse peuvent être d’horizons et d’intérêts divers; mais en vérité, les stratagèmes qui suivirent ce crime tels: les velléités d’une diligence d’enquête, la quête du prestige retrouvé de l’Institution policière, l’holocauste de certains étrangers en service chez nous, comme ce médecin Cubain, une manipulation intéressée des données et des informations sont de nature à insulter l’intelligence d’un peuple désormais mâture et à préparer l’opinion à absorber, volontiers, une ènième intervention étrangère…Ce, nous l’avons toujours dit, pour assurer aux dilapidateurs et aux violateurs des droits humains, l’impunité. La dignité et la souveraineté nationale inscrites dans les revendications populaires commandent, aujourd’hui plus que jamais, que les institutions républicaines soient sans cesse renforcées
S’il est vrai que Haiti est dans le concert des nations, s’il est vrai que le Conseil Supérieur des Nations Unies et la communauté internationale, en général, sont d’un soutien indispensable à Haïti, il est d’abord du devoir national de penser et d’orienter le demain du peuple haïtien.

▪ Le Redressement de la gouvernance cupide et corrompue.
Pitit Dessalines croit dur comme fer, si l’on n’y prend garde, que ce régime vieux de dix ans qui a conduit le pays à cette situation explosive, peut encore utiliser ses tentacules pour se renouveler. L’obsession du maintien d’une carte électorale populairement dénoncée et d’élections générales précipitées dans des conditions très précaires de sécurité, une certaine logique d’approche du Coup d’État en parachute et l’arrogance pertinente d’un usurpateur de titre, comme Claude Joseph, traduisent sans conteste, une volonté de mesure des tenants de la corruption et de l’Impunité à se donner les voies et moyens pour imposer leur choix et leur agenda. Et même avec l’appui d’une frange domptée ou induite en erreur de la communauté internationale.
Il faut, à tout prix, faire échec aux manoeuvres multiples, déloyales, illégales, émotionnelles et corruptibles de ces apatrides.

 ▪Du Projet de Réorientation Positive de l'Etat 
   La loi est d'application stricte, notamment la constitution.  Au regard de la situation qui prévaut,  il y a lieu de reconnaître qu'aucun  prescrit légal ou constitutionnel n'est pleinement prévu pour y pallier. Mais l'âme nationale peut y suppléer. Pitit Dessalines croit que le consensus est possible pour renforcer les institutions républicaines et remettre le pays sur les rails. 
   Sur ce, Pitit Dessalines invite le tiers du Parlement restant, la Cour de Cassation, le Premier Ministre récemment nommé les Forces Politiques Nationales,  les Secteurs Paysans et Socio- Professionnels,  le Milieu des Affaires Économiques, les Représentants Actifs de la Diaspora Haïtienne,  le Secteur Syndical, le Secteur Universitaire, le Secteur Religieux et les Organisations Populaires de Base à s'asseoir, sans délai, autour des Intérêts Supérieurs de la Nation, pour accoucher d'une formule pro-active, efficace et efficiente de transition. 
   Pitit Dessalines,  ne peut s'empêcher de rappeler, si besoin  est encore,  que les conseils de gouvernements et les gouvernements collégiaux,  vu les sensibilités qui les composent, n'ont historiquement jamais donné de bons résultats dans la dynamique des espérances nationales.  

Pour conclure :
« Pèp Ayisyen Kafe a koule ak ma, nou p ap bwè l. Nou granmoun nou wè tout sa K ap fèt yo. Tout moun kòmanse prepare bòt nou, san viktim yo p ap koule pou granmesi »

Jiskobou!

Jean-Charles MOÏSE, Secrétaire Général du Parti Politique Pitit Dessalines

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