Une semaine d’examens à l’image du pays !

(TripFoumi Enfo) – Après plusieurs mois de troubles socio-politiques, le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a décidé que les examens officiels de la neuvième année fondamentale et la classe terminale aient lieux. Ce, en dépit de la multiple dimension de la crise. En résultat, “les examens ont eu lieu à l’image du pays”, estime Ludger JEAN.

Dans cet article, l’auteur donne les détails pour soutenir sa thèse tout en restant que sur les points qu’il estime nécessaires. La rédaction de TripFoumi Enfo vous invite à lire l’intégralité du texte via les lignes ci-apres.

Les examens de la NS4 viennent de mettre à nu, l’année académique 2020-2021, presque pas de cours, incompétence de certains élèves et la corruption de quelques surveillants, superviseurs et responsables de centres d’examens, etc.


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Les téléphones restent interdits dans les salles d’examens. Et pourtant, dans une salle d’examen de 24 candidats, le constat de plus de 15 téléphones allumés a été fait. Mais cela est dû à la complicité de certains surveillants qui intimidaient les autres qui essayaient de faire leur travail. « Madam kite timoun yo konpoze tande, ou ka pran kout wòch wi… » c’était l’une des remarques d’un surveillant à sa collègue qui contrôlaient sa salle.

Ces surveillants corrompus transportaient des bouillons d’une salle à une autre et allaient même jusqu’à composer à la place de certains élèves. Parfois en échange des coordonnées d’une fille et même plus.

Les examens d’Etat ne veulent pas dire interdiction totale de faire de comparaisons mais quand un élève prend son téléphone pour aller chercher des définitions sur google. Et à la question, « anglais ou espagnol ? » un élève répond sans gêne « sa rezo a bay la ! ». Cela devient inquiétant.

Cette semaine montre que la question de fraudes aux examens d’Etat est l’affaire d’un système. Nous avons été en contact avec des candidats qui n’ont presque pas eu de cours comme ceux du lycée de la Saline. D’ailleurs une inspectrice passait mettre les surveillants en garde : « il faut faire attention, l’année a été difficile, ils n’ont pas vraiment eu de cours, ils sont frustrés ».

Il faut repenser le système éducatif haïtien, en commençant par assurer que les cours soient convenablement dispensés et que les réseaux soient démentelés. Parce que la réussite, c’est assuré que les élèves retiennent des notions qui vont leur servir et servir le pays à l’avenir.

Ludger JEAN

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