Martissant, une machine à boyer des vies, et l’État se tait !

(TriFoumi Enfo) À qui la faute si on n’est pas atteint d’une balle en traversant Martissant, pire, si on n’en meurt pas? En tout cas, ce n’est pas aux bandits armés, eux, faisant parler la poudre depuis plus de deux mois. Ils agissent sans rien à craindre. Ces groupes armés, nichés à Grand-Ravin et à Ti-Bwa, se mesurent leur force à coups de balles, et certains passants à pieds ou à véhicule et autres usagés de la zone en sortent victimes très souvent : morts ou blessés Face à tout cela, l’État haïtien, insouciant, s’enlise dans un silence de cave.

Tout a commencé début du mois de juin. La bande armée dirigée par « Tilapli » ainsi connu et celle administrée par un certain « Kris la » se livrent à la guerre. Elles ont assiégé l’entrée Sud de Port-au-Prince, ce qui a provoqué une coupure entre la capitale et 4 départements du pays, à savoir Nippes, Grand’Anse, Sud et Sud’Est. Paralysie totale de toutes les activités dans cette zone !


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La guerre n’a pas cessé. Les habitants ont vidé les lieux pour se réfugier dans d’autres contrées. Certains d’entre eux, sans famille d’accueil, déposent leurs valises sur des places publiques, et à ciel ouvert, où dormir. Dans ces nouveaux espaces servant de demeures pour eux, ils subissent les dictats de tout : la pluie et la faim, notamment.

Le bilan des pertes matérielles et en vies humaines peine à être connu. Mais, ce qui est certain, plusieurs maisons ont été incendiées au cours de ces affrontements sanglants. Presque chaque jour, on a pu remarquer des corps sans vie plaqués sur le sol, lesquels parfois servent de repas pour des chiens et des porcs. Jusq’ici, les autorités haïtiennes n’ont rien fait pour résoudre ce problème, risquant de devenir une manière d’être à cette partie du pays.

L’ancien Premier ministre Claude Joseph avait déclaré avoir « baladé » à Pieds de Martissant à Fontamara pour faire un état des lieux. Il avait même osé donner la garantie que les citoyens ayant abandonné leurs maisons peuvent y revenir et que la voie aurait été ouverte à la circulation par la Police Nationale d’Haïti (PNH), alors qu’il s’agissait d’un pur ‘mas-tu-vu » politique.

Deux mois après, la zone ressemble encore à Sahara, désert de l’Afrique du Nord. Il n’y a que les bandits, les chiens et les porcs qui y habitent pour l’instant. Ceux qui ont osé traverser la zone n’ont pas d’autre alternative. Au passage, Martissant ne nous ment pas. Cette nous montre combien les dirigeants haïtens s’en foutent pas mal des problèmes auxquels fait face Haïti. Entre-temps, des gens continuent à mourir comme des chiens sans propriétaire à la troisième circonscription de Port-au-Prince !

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