À l’hôtel Montana, la messe noire des vautours n’est pas célébrée

(TripFoumi Enfo) – Haïti plonge dans une crise qui peine à révéler sa vraie identité. Accord après accord, rien. Et le pays se faufile vers le gouffre et ce, à pas pressés. Ce lundi 30 août, des secteurs de l’opposition, sous la houlette de la société civile, se sont réunis à l’hôtel Montana afin de trouver, une énième fois, une entente pour sortie le pays du bourbier dans lequel il se trouve. Vautours de leur état, ils se sont battus à coups de poing et de chaises en guise de la signature de l’accord politique.

On dirait, ici, la politique est réservée aux gens aux meurs faciles. Les échoués d’hier sont ceux qui, aujourd’hui, tentent de fabriquer une solution cosmétique aux problèmes d’Haïti. Des gens, les plus tranchants, diront : une solution à la con. Quel paradoxe ! En effet, le hall de l’hotêl Montana a réuni, sous la direction d’une commission baptisée Conférence citoyenne pour une sortie de crise, des « solutionneurs » qui n’en sont pas. Leur véritable nature? Tout le monde le sait déjà.

L’excellentissime chanteur Manno Charlemagne avait posé cette question dans l’une de ses chansons : si Ayiti pa forè, pouki ou jwenn tout bèt ladan l ? Cette question n’est pas dépassée. Elle est encore pendante. En vrai, l’univers politique haïtien ressemble à une forêt qui garde en son sein des animaux sauvages comme eux seuls. « Ou jwen poul, ou jwenn chat, ou jwenn menm leyopa, chantait l’ancien maire de Port-au-Prince.


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À l’hôtel Montana, ils étaient tous présents, les enfants de cœur, les prêtres, les abbés, les archevêques, à l’exeception des fidèles, et donc le petit peuple qui souffre depuis plus de deux cents ans. La messe noire s’est tournée au vinaigre quand d’autres éléments de la forêt s’ sont invités. Qu’on se le dise, personne n’est surpris, car chyen ki abitye bwè ap toujou bwè ze !

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