Tony Mix a fait danser des criminels et des kidnappeurs à Village-de-Dieu !

(TripFoumi Enfo)- L’artiste est-il un être sans état d’âme ? Cette question revient dans les grands débats dans la société haïtienne après que Tony Mahotière alias Tony Mix a livré une prestation live pour des bandits armés nichés dans le quartier de Village-de-Dieu, rentrée Sud de Port-au-Prince._

Le Disc Jockey l’a assumé. « Tony Mix la poul bay tout moun plezi », écrit-il sur sa page Facebook comme pour faire fi des commentaires relatifs à sa présence à Village-de-Dieu pour faire danser des criminels notoires qui sèment le deuil presque chaque jour au sein des familles haïtiennes.

Ajoute nou sou Telegram pou pa rate okenn scoop:https://t.me/TripFoumi!

Avec de tel propos, celui qui se fait appeler « Dj peyi a » renforce l’idée selon laquelle les artistes haïtiens se moquent comme de l’an 40 de la misère de la population haïtienne. Ces artistes ne se prononcent pas, très souvent, sur les problèmes cruciaux auxquels le pays est en proie depuis des lustres.

Par rapport à ce comportement, à savoir le je m’en foutisme, ils font l’objet de vives critiques. « Kòm si m tande yo kidnape yon atis ki rele Money G. Kòm si m tande yon atis ki rele Tonymix ki t al jwe pou kidnapè. Kòm si Tony Mix pa tou fè nèg yo libere Money G ! Peyi sa o ! » a fait remarquer le journaliste et poète John Wesley Delva.

Des policiers auraient même accompagné l’homme de 38 ans pour cette soirée à Village-de-Dieu, selon John Colem Morvan, propriétaire de la radio Bat Bravo Pou Lajenès (BBJ). Ces policiers auraient pris des selfies avec les chefs de gang Manno et Izo.

À rappeler qu’en janvier 2020, le groupe « Nu Look », dirigé par Arly Larivière, s’était produit à Fontamara sous l’invitation du chef de gang Krisla. La bande a été très critiquée dans les médias et sur les réseaux sociaux. Pour Arly Larivère, comme explication par rapport à cette performance, refuser de jouer pour un criminel est un acte politique. « je ne suis pas dans la politique », avait-il déclaré.

Maleureusement, en Haïti, on n’a pas, semble-t-il, la culture de sanctionner. Les dérives sont commises de gré, et toute la société, ou presque, ne pipe mot. Le pays, depuis un certain temps, est comme une République de l’impossible !

Adblock Detected

Please consider supporting us by disabling your ad blocker