Assasinat et enlèvement à la 1ère Église Baptiste de P-au-P : L’OPC demande aux autorités de faire le bilan de leur échec*

(TripFoumi Enfo) – L’Office de la Protection du Citoyen – dans une note de presse parue ce dimanche 26 septembre 2021- montre son indignation face à l’assassinat et l’enlèvement de fidèles religieux de la Première Église Baptiste de Port-au-Prince ce matin.
Bilan : au moins un mort, une personne kidnappée et plusieurs autres blessées. Y réagissant, l’OPC demande aux autorités de faire le bilan de leur échec.

« L’Office de la Protection du Citoyen (OPC), institution nationale indépendante de droits humains exprime son indignation et sa colère face à la montée exagérée et inacceptable du climat d’insécurité caractérisé par des cas de vols, d’enlèvements et d’assassinats spectaculaire ».

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Selon l’institution, le dernier cas en date qui justifie la faiblesse des autorités en matière de sécurité est « celui de l’assassinat du diacre Sylner Lafaille (60 ans), tué à l’entrée de la Première Église Baptiste de Port-au-Prince (Rue de la Réunion), alors qu’il s’apprêtait à assister au premier culte d’adoration du dimanche ».

Au cours de cette attaque, la femme du diacre – Soeur Marie Marthe Laurent Lafaille – a elle aussi été enlevée par les bandits armés au su et au vu de tout le monde. « Ce acte est inqualifiable et franchit les limites inimaginables » poursuit l’OPC avant de rappeler que cette église est un patrimoine national avec 72 ans d’existence et qui fait partie de la grande famille du secteur protestant haïtien, présent dans le pays depuis 1836.

C’est en ces termes que l’institution nationale de droits humains demande aux autorités « de faire le bilan de leur cuisant échec en matière de sécurité et de protection des vies et des biens ».

Après la commission de pareils actes, survenu à l’enceinte même d’une institution considérée comme un lieu saint et un espace inviolable, l’OPC tire comme conclusion qu’aucun endroit du pays n’est protégé. Hormis les églises, les écoles, les universités, les stations de radio et de télé, les bureaux publics et privés, les magasins… qui, dit-il, « sont tous exposés à la furie des bandits armés opérant en toute impunité ».

Dans la foulée, L’OPC s’en prend à l’opposition politique qui, dans leurs revendications populaires, avait promis au peuple haïtien que la situation sécuritaire du pays ne restera pas la même, une fois que Jovenel Moïse laisse le pouvoir. Pourtant, constate l’OPC, « depuis l’assistance du président Moïse le 7 février dernier la situation du pays sur le plan sécuritaire s’aggrave et se détériore totalement ».

Dans la même veine, l’OPC tire à boulets rouge en direction du Dr. Ariel Henri, premier ministre de fait qui – avec l’appui d’une frange de la communauté internationale – « s’accroche au pouvoir et foule aux pieds les règles de droit et affaiblit le système judiciaire haïtien, surtout dans le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse ».

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