La DCPJ, en chute libre?

(TripFoumi Enfo) – Il est un fait connu. Haïti respire mal. Bon nombre de ses institutions n’existent que de nom. La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) en fait-elle partie ? En tout cas, c’est ce que laissent entendre les récentes révélations de Joana Dorcéus, kidnappée le 17 janvier dernier et relâchée après avoir passé quatre (4) jours aux mains des ravisseurs.

Après son relâchement, Joana s’était rendue à la DCPJ pour fournir certaines informations aux enquêteurs. Des jours plus tard, les bandits lui ont téléphoné pour l’informer qu’ils sont au parfum de tout ce qu’elle a raconté aux autorités policières. Par l’occasion, les criminels ont menacé sa famille, ce pourquoi elle a dû quitter le pays.

C’est sur les ondes de la radio Magic9 qu’elle a fait ces révélations. « Après ma libération par les bandits, j’ai essayé de me reprendre. Je participais à une communion quand les ravisseurs ont appelé un chauffeur taxi-moto, un proche de la famille, pour lui dire qu’ils nous ont à l’œil et que tôt ou tard ils s’attaqueraient à moi, explique celle qui va sortir une chanson baptisée « ban m lavi m ».


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Soit dit en passant, ce morceau est le récit de ce qu’elle a vécu pendant et après son enlèvement. Il tend aussi à interpeller les kidnappeurs au sens de les mettre face à leurs actes de nature à anéantir les victimes.

Par le passé, la DCPJ était l’une des institutions sur laquelle on pouvait compter. Mais, depuis la prise du pouvoir politique par les « Tèk Kale », elle paraît inefficace. Entre-temps, les kidnappeurs continuent leur entreprise lucratique. Cela, sans rien à craindre.

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