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Mali : la CDEAO durcit ses sanctions après un sommet sur le calendrier de la transition proposé par la junte


 
(TripFoumi Enfo) – À l’issue d’un  sommet avec l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CDEAO) a annoncé, hier dimanche 9 janvier, une série de sanctions plus rigoureuses contre Bamako. La junte militaire, emmenée par le Colonel Assimi Goïta, au pouvoir depuis le second coup d’État de mai dernier, a lui aussi répondu par des mesures de rétorsion contre les pays de la CDEAO.
 
Effectivement, les dirigeants de la CDEAO et de l’UEMOA se sont réunis à l’extraordinaire à Accra, la Capitale ghanéenne, en vue de statuer sur le calendrier, jugé « totalement » inacceptable, des autorités transitoires au Mali. La junte militaire a décidé de fixer à 5 ans et demi la durée de la transition.
 
De ce fait, la CDEAO a adopté une panoplie de sanctions alors que celle-ci avait déjà des sanctions en vigueur contre Bamako. Suivant un communiqué, tous les pays faisant partie de l’organisation régionale devraient rappeler leurs ambassadeurs au Mali.
 
En outre, « les autres sanctions comprennent la fermeture des frontières terrestre et aérienne entre les pays de la CEDEAO et du Mali, la suspension de toutes les transactions financières et économiques entre les États membres de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des produits de première nécessité « , d’après ce communiqué.
 
Le secteur économique et financier du Mali est rigoureusement ciblé. Tous les avoirs du pays dans la Banque centrale de la CDEAO seront gelés. Les avoirs de l’État, les organismes publics et parapublics sont aussi ciblés. Sans oublier la suspension des transactions de tous types avec toutes les institutions financières  de l’organisation ouest-africaine.
 
Cependant, en raison de la crise sanitaire de la Covid-19, des exemptions ont été accordées au secteur pharmaceutique. Les produits pétroliers sont également exemptés des différentes sanctions.
 
Ce lundi 10 janvier, le gouvernement malien, par le biais de son porte-parole, Abdoulaye Maïga, a déploré le « caractère inhumain » des mesures de la CDEAO. Pour Bamako, ce sont des décisions « malencontreuses,   illégales et illégitimes » qui porteront préjudice à la population malienne, déjà éprouvée par une crise sécuritaire et sanitaire.
 
Par conséquent, selon Maïga, ce sont des mesures auxquelles le Mali va riposter. D’ailleurs, Bamako a déjà rappelé ses ambassadeurs dans les différents pays faisant partie de la CDEAO. Les frontières avec ces États sont également fermées.
 

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