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Guantanamo, symbole de deux décennies de violations de droits humains

(TripFoumi Enfo) – Ce mardi 11 janvier 2022 ramène le 20e anniversaire de la création de la prison militaire américaine de Guantanamo. Entre détentions illégales, violences inhumaines et violations accrues des droits humains, cette prison a été créée en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. 20 ans plus tard, les autorités cubaines exigent sa fermeture définitive.

Vingt ans après l’arrivée des premiers détenus dans la prison de Guantanamo, le centre de détention américain de Cuba demeure un symbole de violations des droits humains. Elle est devenue le signe visible de la « guerre contre le terrorisme », mais aussi d’un système d’incarcération sans procès ni accusations formelles.

Ce centre de détention avait été ouvert dans le cadre de « la guerre contre le terrorisme » décrétée par Washington après les attentats du 11 Septembre 2001. Guantanamo est devenu synonyme de détentions arbitraires sans procès, accompagnées de tortures ou de mauvais traitements.

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Le gouvernement cubain a exigé, ce mardi 11 janvier 2022, la fermeture définitive du centre de détention de la base navale américaine de Guantanamo.

« Il y a déjà 20 ans d’exactions scandaleuses sur le territoire cubain occupé illégalement à Guantanamo Bay par les plus grands violateurs des droits de l’Homme au monde », a affirmé le président cubain Miguel Díaz Canel sur Twitter.

Cuba avait cédé le contrôle de la baie de Guantanamo aux États-Unis au début du XIXe siècle, dans le cadre d’une reconfiguration de la souveraineté de l’île après la fin de la période coloniale espagnole qui impliquait initialement le paiement de 2 000 dollars par an en pièces d’or. Un traité signé en 1934 réaffirme ce bail particulier, qui a été porté à 4 085 $.

« Vingt ans plus tard, le gouvernement américain continue de perpétuer de graves violations des droits humains à la prison de Guantanamo », a dénoncé Amnesty International, le 7 janvier dernier, appelant le président actuel, Joe Biden, à « respecter son engagement de fermer Guantanamo une fois pour toutes ».

Pas plus tard que ce lundi, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a affirmé que l’administration américaine « restait engagée dans la fermeture de la prison de Guantanamo », assurant que les autorités sont en train « d’examiner la voie à suivre ».

Faut-il rappeler que Les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques avec Cuba en 1961 et trois ans plus tard, le gouvernement de Fidel Castro a coupé l’approvisionnement en eau et l’accès à la base. Depuis, les installations sont autosuffisantes, avec leurs propres sources d’énergie et d’eau, comme le rappelle l’US Navy sur son site Internet.

Jusqu’à présent, 39 détenus sont enfermés dans cette prison féroce dans des conditions terribles et infrahumaines. L’administration de Barack Obama n’avait pas pu tenir sa promesse de fermer le centre carcéral, symbole d’horreur, face à l’opposition du congrès. Joe Biden y parviendra-t-il?

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