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Assassinat de Jovenel Moïse : Le juge Garry Orélien amasse de l’argent comme on amasse des feuilles mortes, selon le RNDDH

(TripFoumi Enfo) – Le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse veut nous emmener dans le pourquoi du comment dans le système judiciaire haïtien, réputé corrompu comme lui seul. Selon le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), le juge instructeur du dossier de l’assassinat du président aurait reçu des pots-de-vin. Le RNDDH l’a accusé d’avoir empoché des sommes faramineuses à travers des manœuvres malsaines. Et le Réseau cite certains actes posés par M. Orélien au cours de ces 3 mois comme juge instructeur.

Le RNDDH a révélé, dans une correspondance adressée au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), que le juge instructeur Garry Orélien a reçu de fortes sommes d’argent pour pouvoir annuler des mandats et des interdictions de départ et libérer des personnes arrêtées dans le dossier du meurtre du Chef de l’État. « Dès sa désignation comme juge instructeur, Garry Orélien a exigé 50 000 dollars américains à chaque personne contre qui un mandat ou une interdiction de départ a été émis, dans l’objectif d’annuler ces mandats d’amener décernés par le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince sous la recommadation de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) ».

Deux millions de gourdes ont été versées au magistrat Orélien par une personne qui a été en contact avec un indexé dans cette exécution et qui est d’une santé fragile. Un ancien Directeur Général de Police nationale a donné la même somme à M. Orélien pour son audition le 16 décembre dernier, lors de laquelle, par peur d’être retenu, il s’était fait accompagner de plus d’une cinquantaine de policiers et 7 véhicules, toujours selon le RNDDH qui cite des témoins et des victimes.

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Plus loin, le Réseau revient sur la libération de 4 policiers le 3 janvier dernier, lesquels ont été incarcérés dans le cadre de cette affaire. Il s’agit de Wilner Cangé, Paul Eddy Amazan, Jacques Sincère et Cedernier Cicéron. 25 mille dollars américains, voilà la somme versée au juge Garry Orélien par l’un d’entre eux pour cette remise en liberté qui, selon les parents du policier, a pu être effective grâce aux amis et proches du désormais ex incarcéré.

Si le juge Garry Orélien est accusé de corruption, son greffier Élysée Cadet n’en est pas exempt. Ce dernier a demandé à l’homme d’affaires Oly Damus, frappé par un mandat d’amener suivi d’une interdiction de départ, œuvre de Garry Orélien, de transférer un des véhicules confisqués par la DCPJ dans ce dossier, lesquels ont appartenu à la compagnie de location de véhicules RJ Rent a Car, copropriété de M. Damus, avec laquelle Joseph Félix Badio, recherché par la justice haïtiene dans le cadre du meurtre du président, avait eu régulièrement des contrats.

Conformément à ses principes, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) sollicite une enquête de la justice haïtienne sur les nommés Garry Orélien et Élysée Cadet afin de faire la lumière dans ce dossier de corruption. Ce qu’il faut rappeler, c’est que le système judiciaire haïtien est réputé corrompu. À de gros scandales, on s’habitue tant !

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