Afrique

Coup d’État au Burkina Faso, le sort du président incertain

(TripFoumi Enfo) – Dans un communiqué présenté à la télévision ce lundi 24 janvier, des militaires du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) ont annoncé avoir pris le pouvoir au Burkina Faso. Cette nouvelle est arrivée après une journée de confusion autour de l’arrestation du président Roch Marc Christian Kaboré par des militaires à la suite de celle du dimanche 23 janvier, marquée d’une mutinerie presque généralisée dans le pays.

D’après ce communiqué, c’est le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du MPSR, qui assure désormais le pouvoir. La fermeture des frontières dès minuit, la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale, ainsi que la suspension de la Constitution font partie des nouvelles mesures prises par les putschistes qui promettent un retour à l’ordre constitutionnel dans un délai « raisonnable »

En effet, ce coup d’État et l’arrestation du président Kaboré sont l’épilogue d’une mutinerie déclenchée dans plusieurs casernes du pays ce dimanche 23 janvier, notamment celles de Sangoulé Lamizana, de Baba Sy et sur la base aérienne à Ouagadougou. Les militaires mutins ont reclamé le départ des chefs de l’armée ainsi que des « moyens adaptés » pouvant leur permettre de contrer la menace djihadiste dans le pays.

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Des habitants avaient confirmé auparavant que des mutineries avaient également éclaté dans d’autres régions du pays. Par exemple, Kaya et Ouahigouya, dans le nord du Burkina où la menace djihadiste est plus importante, sont également concernées par le mouvement des militaires.

Contacté par l’AFP, un peu plus tôt dans la journée, des militaires avaient affirmé avoir mis aux arrêts Roch Kaboré, président de la République et Alassane Bala SAKANDE, le chef du parlement. Ces deux dirigeants ainsi que des ministres seraient détenus au camp Sangoulé Lamizana de Ouagadougou, une prison militaire. « Le président Kaboré, le chef du parlement (Alassane Bala Sakandé) et des ministres sont effectivement aux mains des soldats », ont précisé deux sources sécuritaires à l’agence de presse française.

Néanmoins, il faut préciser que d’autres sources laissent entendre que le président aurait été exfiltré du pays.

L’ONU et la Cédéao ont condamné ce coup d’État, tandis que la France avait déjà appelé ses ressortissants dans le pays à la prudence et stoppé les vols d’Air France en direction de Ouagadougou.

Il est important de souligner que ces événements se produisent
dans un contexte marqué par plusieurs semaines de grogne populaire contre le président de la République. Celui-ci ainsi que d’autres responsables sont jugés d’incompétents et de corrompus, en plus de ne pas être parvenus à juguler l’insécurité liée à la menace djihadiste dans le pays comme il (le président) l’avait promis lors de sa campagne de réélection.

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