Justice

Le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse évoqué à Genève, dans le cadre de l’EPU

(TripFoumi Enfo) – La situation des Droits humains en Haïti est examinée pour une troisième fois, dans le cadre de l’Examen Périodique Universel (EPU) du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies (CDH), ce lundi 31 janvier 2022. À l’occasion de la 40e session qui s’est tenue à Genève depuis le 24 janvier pour prendre fin le 3 février, le triumvirat, composé de Claude Joseph, ex-Premier ministre et ex-ministre des Affaires Étrangères, Rockfeller Vincent, ancien ministre de la Justice et Bed-Fod Claude, ex-commissaire du gouvernement, est monté au créneau pour informer de l’évocation du magnicide du 7 juillet dans le cadre du colloque international sur les Droits humains.

​L’EPU est un processus unique qui consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des États membres de l’ONU dans le domaine des Droits de l’Homme. Il s’agit d’un processus mené par les États, sous les auspices du Conseil des Droits de l’Homme. Il fournit à chaque État l’opportunité de présenter les mesures qu’il a prises pour améliorer la situation des Droits humains sur son territoire et remplir ses obligations en la matière.

Haïti a fait partie des 12 États, examinés par le mécanisme de l’EPU au cours de la 40e session. Cette session marque la fin du troisième cycle de l’EPU. Les premier et deuxième EPU d’Haïti ont eu lieu respectivement en octobre 2011 et en novembre 2016.

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Depuis la première session de l’EPU en avril 2008, tous les 193 États membres ont été examinés à deux reprises dans le cadre du premier et second cycle de l’EPU. Au cours du troisième cycle de l’EPU, les États ont eu à nouveau l’occasion d’énoncer les mesures qu’ils ont prises pour mettre en œuvre les recommandations faites au cours des examens précédents auxquelles ils se sont engagés à donner suite, ainsi que de mettre en évidence l’évolution récente des Droits de l’Homme dans le pays.

La délégation d’Haïti est dirigée par Maitre Berto DORCÉ, ministre de la Justice et de la Sécurité Publique. Les trois autres États qui ont fait partie du groupe de rapporteurs (troika) pour l’examen d’Haïti sont, le Qatar, la République Bolivarienne, le Venezuela et les Pays-Bas, selon un communiqué du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies.

Dans le communiqué – 003 des trois hauts fonctionnaires de l’État du pouvoir de l’ancien Président Jovenel Moïse, on peut lire, « Nous notons avec satisfaction que, dans le cadre de cette 40e session du mécanisme des États membres du Conseil des Droits de l’Homme, organe subsidiaire de l’Assemblée Générale de l’ONU, ont recommandé au gouvernement dirigé par Monsieur Ariel HENRY, de traduire en Justice les auteurs de l’assassinat du feu Président Jovenel Moise ».

Enfin, ils ont exprimé leur doute par rapport au gouvernement actuel qui, d’après eux, ne pourra pas rendre justice à M. Jovenel Moïse, assassiné en sa résidence privée, car le PM Ariel Henry constitue, lui-même, un obstacle à la poursuite de l’enquête.

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