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Une journaliste russe condamnée à payer 30 mille roubles pour s’être opposée à l’invasion russe en Ukraine

 
TripFoumi Enfo) – Travaillant pour la plus puissante chaîne de Télévision russe Pervy Kanal, Marina Ovsiannikova a fait irruption pendant le journal télévisé en brandissant une pancarte contre l’invasion russe en Ukraine. Cette femme jugée, ce mardi 15 mars, par un tribunal de Moscou pour manifestation illégale est libérée. Toutefois elle est condamnée à payer une amende de 30.000 roubles (presque l’équivalent en gourde), alors qu’elle risquait 10 jours, selon ce qu’avait fait savoir le tribunal.
 
Marina Ovsiannikova a plaidé non coupable et a réitéré sa position devant le tribunal. “Je reste convaincue que la Russie commet un crime (…) et qu’elle est l’agresseur de l’Ukraine”, a-t-elle lancé à l’audience, selon un journaliste de l’AFP qui y a assisté.
 
« Non à la guerre. Ne croyez pas à la propagande. On vous ment, ici », ce sont les propos que l’on a pu constater sur la pancarte brandie par cette employée en direct.  Tandis que la Douma, le parlement russe, vient d’adopter une loi punissant la désinformation, jusqu’à 15 ans, concernant l’action de l’armée russe en Ukraine.
 
Cette intrusion, pendant Vremia (« le temps »), l’émission la plus regardée, est  saluée en Occident, au point de faire d’elle une Icône de la lutte pour la « liberté d’expression ». 
 
Cependant, bien que son action arrive dans un contexte assez controversé,  le chef d’inculpation retenu contre elle, lui a permis de ne pas être poursuivie pour désinformation au risque de tomber sous la coupe de la dernière loi qui restreint la liberté de la presse dans le pays. Si le tribunal annonçait un peu plus tôt qu’elle devait être jugée pour manifestation illégale, c’est pour une « infraction administrative » qu’elle a été reconnue coupable.
 
Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, les manifestations organisées par l’opposition se succèdent pour la dénoncer. Plusieurs milliers d’arrestation ont déjà eu lieu à ce jour. Mais la loi sur la désinformation a causé la fermeture ou la restriction de plusieurs médias du pays et étrangers.
 
Toutefois, il est important de souligner que dans le contexte de cette guerre, ce n’est pas uniquement en Russie que la liberté de la presse se trouve menacée, le phénomène touche également les chancelleries occidentales. Par exemple, les chaînes d’information russes en continu, Sputnik et RT, ont été bannies sans de véritables motifs.

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