Sécurité

Le GTS fait des recommandations au gouvernement pour endiguer l’insécurité et combattre le banditisme

(TripFoumi Enfo) – Le Groupe de Travail sur la Sécurité (GTS) a appelé les autorités concernées à prendre les mesures appropriées pour faire face aux agissements des bandits armés qui continuent de semer le deuil au sein de la population. Dans un communiqué de presse diffusé par le GTS, le jeudi 28 avril 2022, les responsables ont fait plusieurs recommandations aux autorités étatiques en vue de résoudre une fois pour toutes le problème de l’insécurité dans le pays.

Le Groupe de Travail sur la Sécurité a attiré l’attention des autorités sur la situation grave qui se développe dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment cette semaine. À cela s’ajoutent les problèmes qui existaient déjà à l’entrée Sud de Port-au-Prince. Le GTS exprime son inquiétude face aux actes de violences dans les zones de Croix-des-Missions et de Santo en lien avec la guerre de territoire éclatée entre deux gangs, notamment « Chen Mechan et 400 Mawozo ».

Le GTS, toujours dans ce communiqué, a souligné qu’en raison des activités des gangs armés dans la région de Martissant, plus de 16 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs maisons et des dizaines ont été tuées dans des affrontements entre le gang de Grand Ravine et celui de Village de Dieu. Cette situation risque d’isoler les 9 autres départements du pays de la capitale.

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Les responsables du GTS soulignent que le Gang « 400 Mawozo », qui veut chaque jour agrandir son champ d’opération, a davantage en tête d’exercer un contrôle sur toute la Plaine du Cul-de-Sac, une situation qui pourrait fragiliser encore plus la situation sécuritaire du pays. Les actions des bandits armés dans la capitale ont déjà provoqué, selon le GTS, une pénurie de produits de première nécessité, et la hausse de l’inflation dans le pays.

En raison de ce conflit, les habitants de la zone Métropolitaine de Port-au-Prince qui s’approvisionnaient uniquement à l’entrée nord de la capitale ne pourront plus se déplacer. Sans compter le ralentissement des activités commerciales, également des entreprises et des écoles étant obligées de garder leurs portes fermées.

Par conséquent, le GTS a invité les autorités concernées à prendre diverses mesures, notamment : Déclarer l’État d’urgence sécuritaire dans tout le pays pendant un mois, mobiliser au moins 500 policiers issus de diverses unités spécilaisées de la PNH telles que SWAT, BRI, UDMO, CIMO, BIM. Renforcer le contrôle à la frontière haïtiano-dominicaine, déployer des agents de la BLTS dans tous les ports du pays pour empêcher les gangs de se ravitailler en armes et en munitions, donner aux agents de l’ordre le droit de fouiller tous les véhicules, renforcer les capacités d’intervention de la PNH et mettre des primes de risque à la disposition des policiers qui sont engagés en permanence dans la lutte contre les gangs.

Ces dispositions doivent être adoptées en vue d’endiguer une fois pour toutes le phénomène de l’insécurité et les actes de banditisme dans diverses zones du pays, selon ce communiqué du Groupe de Travail sur la Sécurité (GTS).

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