France

Vives tensions à l’occasion de la manifestation du 1er mai à Paris


 
 
(TripFoumi Enfo) – Une semaine après la réélection d’Emmanuel Macron pour un nouveau quinquennat, la mobilisation du traditionnel défilé du 1er mai en France était en forte hausse cette année. Ce dimanche, à l’appel de l’intersyndicale CGT-Unsa-FSU-Solidaires, les manifestants étaient plus de 116.000, selon les estimations du ministère de l’intérieur. Mais, à Paris, la mobilisation a été marquée par de nombreux actes de violences.
 
Les manifestants étaient environ 210 000 selon les chiffres de la CGT qui a dénombré 50 000 dans la région parisienne, contrairement au ministère de l’intérieur qui a parlé de 24 000. Néanmoins, c’est dans la capitale, ayant réuni le plus gros rassemblement, que les violences ont éclaté.
 
En effet, des manifestants qui se sont écartés du cortège principal, sur fond de colère, ont semé la pagaille dans les rues de la capitale française dans l’après-midi de ce 1er mai. Des « Vitrines brisées, murs tagués : des dizaines d’agences bancaires ou immobilières, de sociétés d’assurance, mais aussi un magasin bio et un restaurant McDonald’s ont été vandalisés », a rapporté 20 minutes, un média français.
 
Par ailleurs, ces protestataires qui étaient réunis autour de « la hausse des salaires, le maintien des services publics et de la protection sociale, et une politique de transition écologique » ont également affronté les forces de l’ordre. Grenades lacrymogènes contre jets de projectiles, la police a tenté tant bien que mal de rétablir le calme face au mécontentement des protestataires qui étaient également réunis contre la réforme des retraites d’Emmanuel Macron dans laquelle l’âge de partir à la retraite est fixée à 65 ans.
 
Dans la foulée, un sapeur-pompier a été agressé par une femme alors qu’il était en train d’éteindre un incendie. Il s’agit de « violences inacceptables » qui sont l’œuvre de  « casseurs », selon le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Néanmoins, selon Jean Luc Mélenchon, ces violences n’étaient pas dans l’intérêt de la mobilisation. Ces incidents « invisibilisent les syndicats et servent de propagande à nos pires adversaires », a-t-il tweeté. Toutefois, le leader de la France Insoumise a critiqué Didier Lallement, le préfet de  Police, qui, selon lui, est « incapable de garantir le droit de manifester en paix ».

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