La Presse

Célébration de la journée mondiale de la liberté de la Presse à l’ère d’une vaste insécurité en Haïti

(TripFoumi Enfo) – Le monde entier célèbre la journée mondiale de la Presse, ce 3 mai 2022, comme il est de coutume chaque année. C’est une occasion de renouvellement de soutien de la communauté internationale aux travailleurs de la presse pour rendre hommage à leur courage et détermination qui contribuent à apporter des informations visant à garantir la transparence, mener la lutte contre la corruption et l’impunité. C’est également le moment de produire des réflexions sur la condition sécuritaire de travail des journalistes. Par rapport au climat d’insécurité qui sévit en Haïti, les journalistes confrontent à pas mal de problèmes pour répondre à leur rôle fondamental qui consiste à informer la population. Ils ne sont pas épargnés de la violence policière et devenus la cible des gangs armés qui sèment la terreur partout dans le pays.

Le Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH), témoin oculaire et passif des actes de violences sur les journalistes dans le pays, a décrit un tableau sombre de la situation sécuritaire du pays où la liberté de la Presse n’est en aucun cas garantie.

« En Haïti, la question de la sécurité des journalistes reste préoccupante. En effet, rien que depuis le début de l’année, trois professionnels de médias,Wilguens Louissaint, Amady John Wesley et Lazarre Maximilien, ont été tués dans l’exercice de leur métier. Ces noms viennent s’ajouter à ceux des seize autres journalistes tués depuis 2000 », se lamente l’organisme à bilan zéro de l’ONU qui devrait combattre les violations des Droits Humains en Haïti.

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Pour sa part, l’UNESCO-Haïti, a saisi l’occasion pour se prononcer : « Nous construisons la paix dans l’esprit des femmes et des hommes ». Une déclaration qui est nettement en désaccord aux opérations des gangs armés dans le pays, notamment à la Plaine du Cul-de-Sac, qui est actuellement le théâtre d’affrontements entre les bandits.

Par rapport à la violation flagrante des Droits Humains en Haïti qui se fait à longueur de journée, la célébration de la journée mondiale de la Presse reste une chose fictive. Aucune condition de travail n’est garantie par l’État pour les travailleurs de la presse. Et le gouvernement en place n’a que faire du secteur médiatique qui pourtant joue un rôle crucial dans la société. Son travail nécessite donc un environnement sécuritaire.

Malgré cette situation délétère qui laisse sans mot plus d’un, le PM de facto Ariel Henry a eu quand même l’audace de se prononcer à cette occasion qui marque la journée mondiale de la Presse, ignorant la tuerie des gangs armés dans la Plaine du Cul-de-Sac qui mérite une intervention rapide pour sauver la population en détresse.

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