Politique

Ariel Henry et le festin du sang

(TripFoumi Enfo) – Haïti est depuis quelque temps, trop longtemps à mon goût, en proie à des atrocités sans nom. Des fils qu’on pourrait appeler « frères » se détestent et détestent toute une population, pour la simple et « mauvaise » raison que le pouvoir a changé de camp. Quel pouvoir ? Une arme, et tout de suite l’instinct du mal a pris le dessus. Une avance, une approche malsaine a donné espoir à un être longtemps maltraité par les autorités ; pas un espoir d’une vie meilleure pour lui et les siens, mais un espoir de se faire craindre en ayant les moyens de semer la terreur.

De nombreux chefs d’État et de gouvernement se sont succédé en Haïti et les mêmes rumeurs avec, à savoir qu’ils arment les jeunes des quartiers populaires. Un lourd héritage est laissé à chaque passation de pouvoir, comme si le successeur devait traiter avec cela et construire son pouvoir autour. Cet héritage légué à M. Henry est ce peuple démuni de tout, anéanti, apeuré. Et lui, il donne l’impression de s’en approprier et de façonner la réalité à sa manière : son indifférence. Son silence forge même la conviction.

Il est l’invité d’honneur à cette dégustation de sang. Le sang des enfants légitimes d’une nation qui entra vivante dans la sculpture de l’histoire. Il est au bout de la table, place évidemment réservée au Roi, faisant office même de goûteur : un petit verre de sang lui est présenté à chaque deux secondes. « C’est léger, c’est frais, c’est bon… » les mots d’un vrai connaisseur de sang. Ils sont nombreux à y être invités, nombreux à s’y plaire, car l’environnement est porteur de « blés ». Cet événement prend naturellement corps dans la peur du peuple. Il a atteint depuis quelques jours son pic, car la PEUR a élu domicile, et nous sommes, malheureux gens du peuple, devenus nomades.

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Le festin a réuni sous le même toit chefs et anciens chefs d’État, politiciens et militants vendus, hommes et femmes d’affaires marchands d’armes et bien évidemment les (très à la mode) bandits et bandits légaux. Des fontaines de sang éparpillées ça et là pour le plaisir du Roi et des courtisans, des têtes d’enfants servant de lustres. L’ambiance, je vous le dis, est à son comble. Et satisfait, Ariel Henry, ne dit rien. Un façon bien à lui d’exprimer sa béatitude.

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