société

Le soleil ne s’est pas levé sur notre drapeau

(TripFoumi Enfo) – Le drapeau haïtien, symbole d’une liberté arrachée des mains salies de sang de quelques êtres vivants qui croyaient que le nègre ne pouvait et ne devait penser par lui-même. Le combat fut intense, faisant appel à l’âme de nos pères plus qu’à leur force, à leur cœur plus qu’à leur volonté. Toute l’énergie de l’univers enveloppa ces êtres de grandeur qui donnèrent naissance à cette partie.

Parler du drapeau revient à exposer tout ce qui fait notre fierté en tant que peuple, retracer tout le chemin que nos pères ont parcouru pour tisser de leur sang cette souveraineté qui est nôtre depuis plus 200 ans.
Parler du drapeau renvoie à remonter le temps, puiser dans l’âme de nos aïeux et en extirper la rage qui animait leurs pas. Parler de notre drapeau, c’est peut-être dire « Liberté – Égalité – Fratènite ».

Mais, l’on vous jure que parler de toutes ces prouesses fatiguent l’intelligence quand on sait que des fils illégitimes ont décidé d’altérer l’incroyable histoire du peuple haïtien. Ils ont œuvrer pendant longtemps dans l’ombre jusqu’à s’afficher totalement depuis tantôt 10/15 ans.

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Le soleil ne s’est pas levé sur notre drapeau

Comment fêter notre drapeau quand on sait que depuis quelque temps les habitants de la Plaine du Cul-de-Sac abandonnent leurs maisons sans aucune destination ?

Comment honorer notre drapeau quand, à Martissant, la vie a déjà fui le quotidien des résidents ?

Comment brandir notre drapeau quand la corruption devient la norme et les bandits les faiseurs de lois ?

Comment parler de notre drapeau quand on a un Premier ministre qui n’a rien à foutre du sort de la population ?

Notre drapeau est devenu un sujet annuel : une vraie preuve d’hypocrisie.

L’on vous demande pardon de n’être pas enclin à vénérer le drapeau ce 18 mai. Toute l’essence de notre être s’est disciplinée à dénoncer le mal qu’ils nous font, de préférence. Les dirigeants n’ont que faire de la magie de Catherine Flon, car, en berne dans leur cœur, le drapeau national est le dernier, vraiment le dernier de leurs soucis.

Fêter le drapeau devrait être un projet, à partir d’aujourd’hui, préparer le chemin jusqu’à sa réalisation. Arrêtons d’être métaphoriques, c’est maintenant l’heure de caresser dans le sens contraire du poil les bandits et les dirigeants qui assurent leur pullulement.

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