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Haïti bat le Mexique 3-0, et si le pays avait 25 stades ?

(TripFoumi Enfo) – L’équipe féminine de Football a pulvérisé le Mexique sur un score de 3 buts à 0. Cette auguste victoire de nos filles n’a pas seulement mis la joie dans nos cœurs, mais aussi nous a poussés à réfléchir sur la situation d’Haïti, privée d’infrastructures sportives. Et la question ? Et si Haïti avait au moins 25 stades ?

Le peuple haïtien, riche d’une grande histoire, est également reconnu pour sa passion pour le football. Faute de grives, il mange parfois des merles. Quand sa sélection n’arrive pas à briller sur le toit du monde, il se fait fan du Brésil, de l’Argentine, du Portugal, entre autres. C’est un pays dont le cœur bat pour ce jeu ! C’est un pays qui respire quand on parle du ballon rond.

Mais, ses dirigeants ont raté l’occasion de mettre en place des opportunités pour que nous, Ti pyè, Ti Jak, Ti mafi, puissions faire valoir nos talents. En effet, le fonds du programme PetroCaribe, reconnaissons-le, a été dilapidé par des responsables de l’État, alors que cet argent, 4. 8 milliards de dollars américains, aurait du être utilisé pour doter le pays d’infrastructures sportives, entre autres.

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À notre grand étonnement, l’ancien Premier ministre de Joseph Michel Martelly, Laurent Salvador Lamothe, a eu le culot de déclarer avoir construit 25 stades à travers le pays. Et si la honte, l’idiotie, l’imbécilité pouvaient être nommées autrement, on aurait raison de leur donner pour prénoms Laurent Salvador et pour nom Lamothe. La question est de savoir s’il s’agit de constructions fictives.

Construit depuis 1953, le stade Sylvio Cator, l’unique qu’ait le pays, se trouve dans état critique. Sa capacité d’accueil avoisine les 20 mille places, alors que, sur 11 millions d’habitants, la grande majorité se passionne pour le Football, espace de mobilité et mixité sociales. Malgré tout, des talents à l’état pur se font remarquer et décrochent des contrats professionnels à l’extérieur.

C’est un fait. Il y a une infinité d’étoiles haïtiennes mortes dans l’œuf, faute d’un ciel pour briller. Peut-être aurait-on eu des Messi, Ronaldinho, Mané, Christiano, Pelé. Le sport, pour nous, pourrait être utilisé comme un véritable levier dans le cadre du développement du pays. Où en serait-on si Haïti avait 25 stades ?

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