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La presse et son impérieuse obligation d’informer même en temps de guerre !

(TripFoumi Enfo) – L’information, pour vivre, est ce dont ont besoin les citoyens quotidiennement. Et la presse, dans tous les pays du monde, doit s’évertuer à informer à tout moment. Les journalistes n’ont pas à prendre parti pour quiconque et tout jugement de valeur est appelé à être jeté à la poubelle. Aux lecteurs, auditeurs et téléspectateurs de se faire une opinion des faits relayés par les médias !

Très critiquée en Haïti, la pratique du métier du journalisme laisse effectivement à désirer surtout durant ces deux dernières décennies. La presse injecte et met à asseoir. Elle est ou devient militante dans une perspective de pérennisation de la domination et de l’exploitation des couches défavorisées par des gens cupides et véreux. On les appelle élites, beurk !

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Les dérives rencontrées dans ce milieu sont si nombreuses qu’il nous serait impossible de les lister. Mais, des patrons de média étalent des embûches à la compétence et à l’honnêteté. Ils draguent des politiciens pour de petits avantages. Ces « gros » patrons donnent carte blanche à leurs travailleurs de picorer, avec leur micro et leur plume, dans les ministères et d’autres institutions étatiques, pour pouvoir subvenir à leurs besoins.

Dans ces conditions, la presse, considérée contre un contre-pouvoir, se détourne de sa mission première : celle d’informer comme il faut les gens, celle d’être médiatrice entre le peuple et les responsables de l’État. Dans ces conditions, elle se fourvoie dans la bêtise et dans l’indécence. Elle se fait défenseuse des bourreaux et constitue une entrave au développement de la démocratie.

Aujourd’hui, avec le pullulement des gangs armés en Haïti, certains médias ou du moins, des journalistes, auraient de nouveaux patrons-amis : des bandits notoires. Cette nouvelle alliance porte atteinte encore une fois à l’image de la presse haïtienne. Les critiques se multiplient. Les associations de journalistes et de patrons de médias font la sourde oreille. L’heure est grave !

D’importantes manifestations des citoyens pour exiger plus de sécurité et de meilleures conditions de vie ont été boudées par certains organes médiatiques. Et la question est de demander, à l’exemple de Jean Jacques Dessalines, : Et ceux dont les pères sont dans les recoins du pays, dans les quartiers défavorisés, n’ont-ils pas besoin d’être informés ? La presse même en temps de guerre est tenue d’informer les citoyens !

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