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Lettre ouverte au Premier Ministre Ariel Henry

Son excellence,

Cette République que vous déclarez, à maintes reprises, aimer tant, souffre grave. Les problèmes du pays sont de taille. C’est pourquoi je tiens, par la présente, à attirer votre attention sur certains faits rongeant le pays, plus particulièrement la Route Nationale #8, depuis quelques mois. Bien gré et mal gré, vous êtes le seul qui soit habilité à garantir la bonne marche du pays. Je l’insinue, car pouvoir implique responsabilité. À l’instar du citoyen lambda, vous savez que l’insécurité éclipse toutes nos activités dans le pays. C’est donc par devoir que j’ose vous écrire cette lettre ouverte. Tout ce que j’ai à vous dire se résume dans la phrase suivante : Sur la route de Malpasse, notre existence se tient à un fil.

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En effet, pour votre information M. Le Premier Ministre, la Nationale #8, communément appelée route de Malpasse, est minée et séquencée. Les bandits l’occupent à longueur de journée. Conséquemment, aucun citoyen, je précise, aucun, n’y peut librement circuler. Et ceci, quel que soit le jour, quelle que soit l’heure. C’est à un rythme journalier qu’on nous dépouille de nos biens et notre argent. Élèves et étudiants ne peuvent se rendre à leurs activités académiques. Professionnels et ouvriers ne peuvent aller répondre à leurs exigences rémunératrices. Les petits commerçants, quant à eux, sont incapables d’aller écouler leurs produits jardiniers, d’ailleurs qui sont périssables. C’est avec la peur au ventre que les usagers traversent cette route chaque jour. À chaque fois que nous heurtons soit une embuscade ou un groupe armé, nous retenons notre souffle, de peur qu’ils ne nous abusent pas. Ce qui n’arrive que par hasard ou par chance. Ouf ! Est-ce nécessaire d’évoquer combien la situation est stressante et invivable ?

Monsieur le PM, ce n’est pas dans mon intention de vous faire basculer dans votre passé. Mais, aujourd’hui, vous êtes un docteur respectable. La population toute entière vous tire son chapeau. Sans l’ombre d’un doute, vous êtes devenu Neurochirurgien grâce aux efforts de vos parents. Donc, redevance oblige, vous (avez fait) ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour les rendre heureux. Maintenant, imaginez un peu des marchandes et marchands, alors qu’ils s’efforcent de rentrer à Port-au-Prince dans la seule intention d’échanger leurs produits puis, subitement ils sont bloqués sur la route pour environ 2 jours. Juste parce que des bandits contrôlent la route ; une route internationale.

Peut être que je ne suis pas la meilleure personne à vous le rappeler, mais il incombe à chaque État de garantir le droit à la vie et à la sécurité de chaque citoyen. C’est une prérogative sine qua non de tout Chef du Gouvernement. Donc, Dr Ariel Henry, montrez une fois pour toute votre bonne foi à établir la sécurité dans le pays. Du moins, sur la Route Nationale #8. C’en est trop ! Nous n’en pouvons plus ! Nous nous tracassons autant, car nous ne savons à quel Saint nous vouer.

Dans l’intention d’une réponse urgente, je vous prie de recevoir cette lettre comme l’ultime cri de désespoir des habitants de plus de 5 communes. Recevez mes salutations patriotiques !

Junior Luc

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