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« Put** ! C’est quoi ce put** de pays ? »

(TripFoumi Enfo) – Les cris et les larmes se dessinent en clair sur le visage d’un peuple unanime à la résignation. Nous sommes aujourd’hui le mardi 12 juillet 2022, 4 jours depuis l’éclatement d’une guerre sans merci entre deux groupes criminels à Cité Soleil, G-9 et G-Pèp. Qu’ils s’entretuent, on s’en tape, mais les habitants de ce bidonville au milieu, voilà toute l’expression du vice, de la nullité, de l’avarice de l’État.

La vérité sur la réalité haïtienne est que notre territoire est vendu, seuls les moyens de nous en extirper tardent à prendre forme dans la cuisine de l’horreur. Le peuple est une pierre dans la chaussure, une verrue sur le visage, une peste qu’il faut absolument exterminer : voilà la véritable raison de ce processus, enclenché depuis belle lurette, en vue d’armer les plus susceptibles, donc les plus criminels, de la société.

Des nullards, des connards, des vicieux, des vendus au vil prix de l’État ont eu pour seule idée « magique » d’alimenter des jeunes qui n’avaient aucun espoir, du moins ce qu’on leur laissait croire, pour semer la terreur au sein de leur propre peuple.
Pourquoi une personne kidnappée doit-elle subir d’innommables atrocités ? En quoi représente-t-elle une menace ?
Pourquoi des membres de la population de Martissant, Bel-Air, la Plaine du Cul-de-sac, Cité Soleil, entre autres, se font-ils tuer, calciner sans être eux-mêmes des menaces pour les voyous armés ?
N’est-ce pas là une expression palpable de la haine ?

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Quand est-ce qu’ils ont appris à détester le peuple à ce point ?

« Put** ! C’est quoi ce put** de pays ? », le cri d’un humain qui n’en peut plus. Le cri d’un citoyen qui se sent impuissant, car, à mon avis, dans le cas contraire, il aurait pendu les responsables. Le cri d’un haïtien qui se meurt, et le pire, qui ne sera jamais entendu.

À la Radio Mega, un agent intérimaire, en interview, a pleuré tel un enfant tellement la situation est grave. Il a le sentiment que la vie d’un haïtien, d’un habitant de sa commune, ne tient qu’à un hasard que le bandit n’ait pas encore pensé à lui. N’est-ce pas là l’horreur à son paroxysme ?

À qui dois-je m’adresser pour me vider de mes ressentiments?
À qui dois-je m’adresser pour demander pardon ?
À qui dois-je m’adresser pour parler de mes frères qui se font humilier, assassiner Jour après Jour ?

Putain ! C’est quoi ce putain de pays ?

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