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Me André Michel et sa bande ont trahi la lutte populaire pour des miettes

(TripFoumi Enfo) – Plus qu’un constat : Ariel Henry et ses acolytes se la coulent douce au pouvoir. 20 juillet 2021- 20 juillet 2022, exactement un an depuis que le Neurochirurgien est devenu le Premier ministre du pays dans un contexte de crise aigüe. Le seul chef. Le tout-puissant. À lui seul, l’homme qui se montre d’un cynisme sans nom, commençait à diriger je ne sais quoi exactement et pour je ne sais qui. Peu de temps après sa nomination à la tête de la Primature et sa prise de fonction grâce à un tweet du « blanc », des anciens membres et des anciennes structures de l’ancienne opposition politique l’ont rejoint pour se partager le gateau politique. Le pouvoir est désormais coupé en morceaux dans les assiettes de Fusion, du MTV et du SDP.

Si dans un premier temps, le Secteur Démocratique et Populaire (SDP) se montrait hostile quant à la nomination et l’arrivée d’Ariel Henry en tant que Premier ministre, dans un second temps, Michel André, Nenel Cassy, Marjorie Michel et sa bande ont embarqué dans le train du docteur et, cette fois, une fois de trop, pour le malheur de toute une nation qui rêve de goûter à ce gateau. Pour sceller leur présence dans cette nouvelle et belle équipe mangeuse de rêves, ils ont paraphé, le 11 septembre 2021, un accord dit politique. Un accord politique qui n’a rien défini pour ce peuple reveur d’une vie meilleure. Désormais, plus de transition de rupture et, maintenant, place à la transition pour une gouvernance d’apaisement.

Autrefois fer de lance de l’opposition politique haïtienne qui dénonçait avec rage la gouvernance du Parti Haïtien Tèt Kale, notamment celle de Jovenel Moïse, le SDP ne porte plus le même chapeau aujourd’hui. Une nouvelle alliance politique au nom du peuple et pour le peuple dans laquelle le peuple se cherche encore. Aujourd’hui, la population haïtienne, dans son ensemble, et surtout, les gens des quartiers populaires, se trouve piégée entre la guerre des gangs armés, le kidnapping à longueur de journée et la misère abjecte ; l’avocat du peuple et son équipe disent paix « à leur bouche ». Silence radio des membres du Secteur Démocratique et Populaire. De ce constat, il revient à dire que le SDP n’est plus démocratique et populaire.

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Au cours des différentes manifestations pour renverser non seulement Jovenel Moïse au pouvoir mais aussi changer le système politique instauré en Haïti au lendemain de 1806, le SDP se rangeait aux côtés des masses populaires. Dans les rues, certains membres du secteur faisaient tout pour se faire remarquer. Malgré les différentes propositions du chef d’État d’alors, Jovenel Moïse, pour intitier un dialogue avec les acteurs les plus radicaux de cette opposition, André Michel, Nenel Cassy, Marjorie Michel et leur bande disaient toujours NON, arguant qu’un dialogue entre eux et Jovenel Moïse ne serait possible qu’à la seule condition que ce dernier donne sa démission et qu’il se mette à la disposition de la justice de son pays. Ce qui n’a pas été fait. Pris dans un piège tendu par ses patrons, Jovenel Moïse a choisi la voie du chaos et le 7 juillet 2021, il a été assassiné chez lui dans l’indfférence la plus totale de ses agents de sécurité. Entre-temps, on se questionne sur la présence de l’opposition durant tout ce temps.

Avant le 7 février 2021, date marquant la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moïse, le Secteur Démocratique et Populaire se montrait déjà très timide quant à la volonté de prendre le pouvoir et faire tomber le système, comme le réclamaient les masses populaires. Alors que M. Moïse annonçait déjà qu’il allait rester au pouvoir, malgré la fin de son mandat, aucune manifestation pour forcer le patron de l’Agritans à quitter le Palais national n’avait été annoncée pour ce 7 février. Incroyable. Jovenel Moïse reste au pouvoir. André Michel et quelques de ses alliés ont donc désigné Me Mécène Jean Louis comme le nouveau président de la transition et ce, sans l’adhésion populaire.
Encore des doutes restaient planés sur certains acteurs du SDP. Le journaliste Fanel Delva, dans un arcticle publié au cours de la période post « pays lock », soit le 17 mai 2020, avait fait des révélations fracassantes concernant André Michel, porte-parole du SDP, accusant ce dernier d’avoir reçu des millions de gourdes de la famille Deeb, un membre de la bourgeoisie haïtienne, pour boycotter les luttes populaires. De l’argent seulement pour faire pression sur Jovenel Moïse pour que cette famille obtienne des avantages de l’État, avait révélé le journaliste dans son article. Il n y avait pas que cela comme révélation. Il y avait aussi des réunions des hommes de l’opposition tenues avec le pouvoir en catimini au restaurant de King Kino que Fanel Delva avait dénoncé.

La situation précaire de tout un peuple qui s’enfonce dans l’abîme de jour en jour est exposée aux yeux du monde entier. Mais, qui peut parler aujourd’hui au nom de ce peuple ? Presque personne, car le dernier coup qu’André Michel et sa bande ont porté à ce peuple a engendré la méfiance et la haine envers toute une classe politique. Avant de terminer cet arcticle, une question importante doit être posée. Comment André Michel, après 10 ans de lutte acharnée contre le PHTK, s’est-il retrouvé sur la même table que cette structure politique « seulement pour des miettes » ?

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