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Quand s’unissent des gangs et une bonne partie de la presse haïtienne pour discréditer le mouvement populaire!

(TripFoumi Enfo) – La stratégie du chaos, elle rapporte beaucoup pour des ouvriers politiques et certains éléments du secteur des affaires en tirent profit. De nouveaux riches émergent. Les plus pauvres s’enfoncent dans la pauvreté. Quand les masses populaires veulent goûter à un mieux-être, des chiens de garde du système font tout pour mater leur mouvement. Depuis le 22 août dernier, des citoyens se sont revoltés face à la situation socio-économique dégradante du pays.

La gestion désastreuse du pouvoir par le Premier ministre Ariel Henry ne laisse pas indifférents des Haïtiens. Si le 22 août a marqué le 231 ème anniversaire du soulèvement général des esclaves à Saint-Domingue, cette date a vu aussi le début des mouvements de rue pour dire non à l’insécurité et à la cherté de la vie. Depuis, les mouvements s’intensifient et s’étendent sur presque tout le territoire national, rongé par la violence des gangs armés.

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Revenant d’un voyage aux États-Unis, le 12 septembre dernier, Ariel Henry, qui fait fi des désideratas de la population, a annonncé de préférence l’augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché local. Après cette décision, la colère sociale a pris une autre dimension. Plusieurs communes ne fonctionnent plus. Routes barricadées. Institutions publiques et privées fermées. Circulation paralysée.

Cette situation ne fait que fragiliser le régime qui, comme d’habitude, recourt à ses manœuvres malsaines. En effet, des bandits armés, payés par des éléments du régime PHTK, ont défilé dans les rues de Port-au-Prince de manière à discréditer le mouvement populaire tendant à exiger le départ d’Ariel Henry et de son équipe, soutenus par la communauté internationale.

Le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, a déclaré avoir constaté des gangs armés défiler dans la capitale. Ariel Henry aborde dans le même sens. Le chef de la Primature estime qu’il y a une instrumentalisation des bandes armées afin de semer le trouble dans le pays. M. Henry a une fois de plus craché sur les revendications des masses populaires.

Dans cette campagne visant à détourner le mouvement des citoyens, il y a un acteur à ne pas négliger : la Presse haïtienne. Des journalistes ont délibérément donné la parole à des chefs de gang au cours de leur émission, alors que ces derniers sont activement recherchés par la police. Ces voyous se targuent d’être du côté des masses défavorisées. Dotés d’armes de guerre, ils se trouvent à la tête d’une manifestation.

Cette stratégie peine à porter fruits, car certaines communes, dont Hinche et Petit-Goâve, refusent de lâcher prise. Elles ne jurent que par le retrait de la décision d’augmenter les prix des produits pétroliers par le gouvernement. Ces municipalités se trouvent en mode « lock » depuis pratiquement deux semaines. La voix du peuple, qu’elle soit entendue par ses dirigeants !

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