Le Premier Ministre

Routes barricadées, scènes de pillage, l’adresse à la nation d’Ariel Henry fait son œuvre !

(TripFoumi Enfo) – Le Premier ministre Ariel Henry s’est adressé aux Haïtiens dans la soirée du mercredi 5 octobre par rapport à la crise aiguë dans laquelle est plongé le pays. Contre tout attente, il n’a ni annoncé le retrait de sa décision d’augmenter les prix des produits pétroliers ni, mieux, conformément à la tendance des rues, sa démission, réclamée par une large partie de la population depuis le 12 septembre.

Beaucoup de citoyens, accablés par la cherté de la vie et l’insécurité, se sont descendus dans les rues en vue d’exiger de meilleures conditions de vie. Le 12 septembre, dans la peau d’un cynique, Ariel Henry a de préférence annoncé l’augmentation des prix du carburant, ce qui a attisé la colère des protestataires.

Des gangs, rassemblés au sein de la structure dénommée « G9 an famni e alye, » dont le rôle est de créer la confusion, pour reprendre le professeur Georges Eddy Lucien, ont défilé dans les rues de Port-au-Prince. En effet, peu de temps après, le secrétaire général de l’ONU a déclaré avoir regardé des bandits lourdement armés se balader dans les rues de la capitale d’Haïti.

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Ce récit, à la lettre, est repris par le numéro un de la Primature, une façon de discréditer, selon plus d’un, les mouvements de mobilisation pour réclamer la démission d’Ariel Henry. Si le pays bascule dans le chaos, ce qui est évident, le ministre des Affaires étrangères, Jean Victor Généus, estime que tout se trouve globalement sous contrôle.

Les rues ne décolèrent pas. Ariel Henry, dans sa dernière sortie, a plutôt jeté de l’huile sur le feu de la mobilisation. Conséquences : des institutions ont été pillées et saccagées dans la ville des Cayes le soir même de son adresse à la nation. Le bâtiment logeant la Direction Générale des Impôts de Juvénat a été incendié.

Des barricades sont dressées à travers plusieurs rues de différentes communes du pays. La circulation reste paralysée. La trêve humanitaire réclamée par le gouvernement traduit visiblement l’incapacité des autorités à mener à bien la barque du pays.

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