Environnement

Jacky Duvil déplore le manque de volonté des États à combattre le réchauffement climatique

(TripFoumi Enfo) – Jacky Duvil, jeune doctorant en changement climatique, souligne que le monde ne fait pas assez pour lutter contre les émissions de carbone et protéger l’avenir de la planète. À l’occasion du COP 27, il invite les gouvernements mondiaux à renforcer les dispositions pour réduire considérablement l’émission des gaz à effet de serre.

Du 6 au 18 novembre, chefs d’État, ministres et négociateurs, mais aussi des militants pour le climat, des maires, des représentants de la société civile et des chefs d’entreprises se réunissent dans la ville côtière égyptienne de Charm el-Cheikh pour la messe annuelle sur l’action climatique.

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La 27e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP27) s’appuiera sur les résultats de la COP26 pour agir sur un éventail de questions essentielles pour faire face à l’urgence climatique de la réduction urgente des émissions de gaz à effet de serre au renforcement de la résilience et à l’adaptation aux conséquences inévitables des changements climatiques, en passant par le respect des engagements à financer l’action climatique dans les pays en développement.

Face à une crise énergétique croissante, à des concentrations record de gaz à effet de serre et à des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus nombreux, la COP27 cherche à renouveler la solidarité entre les pays et à matérialiser les engagements historiques pris avec l’Accord de Paris, pour les personnes et pour la planète.

Quelles sont les objectifs de la COP27 ?

Cette année la COP27 vise (I) à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour limiter le réchauffement climatique à 2ºC d’augmentation. (II) S’adapter au changement climatique et venir en aide aux nations les plus impactées. (III) Fournir un apport financier suffisant aux pays en développement les plus touchés par le changement climatique. Outre ces objectifs, la question des « pertes et dommages » est probablement amenée sur la table. Les « pertes et dommages » sont les compensations financièrement accordées aux pays en développement par les pays développés pour les dégâts causés par l’augmentation des GES.

Les dirigeants ne font-ils pas assez pour lutter contre les émissions de carbone ?

Dans les traités, les États signataires se sont fixés comme objectif de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pour empêcher toute interférence dangereuse de l’activité humaine sur le système climatique. ». L’Accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement climatique de 1, 5 à 2ºC est par exemple issu de la COP21. Cette conférence annuelle s’attend à ce que les nations enregistrent et évaluent leurs progrès vers le renforcement de la résilience et l’aide aux communautés les plus vulnérables. Cela signifie que les pays prennent des engagements plus détaillés et ambitieux dans les composantes d’adaptation de leurs plans climatiques nationaux.

Au cours de la COP26, les pays développés se sont engagés, au moins, à doubler le financement de l’adaptation, et de nombreuses parties prenantes demandent des niveaux encore plus élevés de financement de l’adaptation pour correspondre aux montants actuellement dépensés pour l’atténuation, comme le prévoit l’Accord de Paris. Mais, jusqu’à présent, les dirigeants ne font pas de choses concrètes pour lutter contre les émissions de carbone et pour la protection de l’avenir de notre planète. Les mesures et les débats contre la limitation des GES sont plus politique et économique que scientifique. Les engagements climatiques internationaux en date sont très loin de répondre à l’objectif : limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle.

Comment peut-on réduire ou limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle ?

L’alternative n’est autre que : transformer en profondeur des économies et des sociétés afin d’éviter la planète de la catastrophe climatique et d’intensifier les efforts pour essayer de limiter le réchauffement climatique à 2°C au-dessus des températures préindustrielles et renforcer le financement de l’action pour le climat. Il faut passer à l’action pour réduire réellement l’émission des GES. Cela doit passer par une collaboration avec les grandes compagnies pollueuses, les experts, des organisations non lucratives, des industriels et les gouvernements pour encourager des actions qui rendront notre chaîne de valeur durable.

Haïti est très touchée par le changement climatique au cours de ces derniers décennies, que devrait-il faire dans la COP 27 ?

Les crises environnementales menacent la survie de la population et constitue un obstacle de taille à la croissance économique, au bien-être des Haïtiennes et Haïtiens et à la stabilité du pays. Les pertes causées par les catastrophes climatiques en Haïti ont augmenté de manière significative avec près de 400 millions de dollars américains en 2020. Ce qui représente environ 50% de l’aide internationale et 20% du budget de l’État. Cette situation est alarmante et inquiétante pour un pays comme Haïti. Cette COP 27 est une opportunité pour qu’Haïti présente ses problèmes.

Il est important que l’Etat haïtien réduise les incidences négatives des changements climatiques qui contribuent à aggraver la crise environnementale, mais aussi de demander les pays développés à prendre leurs responsabilité à travers des mesures pour réduire considérablement leurs émissions de GES. Cela doit passer par la mise en place de politiques énergétiques plus vertes, la suspension des subventions à l’exploitation des hydrocarbures fossiles. L’accent doit être mis sur l’adaptation et en faire la principale priorité du pays qui doit contribuer à augmenter de façon durable, sa résilience aux variations des conditions climatiques extrêmes.

Enfin, les pertes et préjudices liés aux effets néfastes des changements climatiques est très important et Haïti doit défendre ses intérêts afin de répondre aux exigences environnementales et socio-économiques du pays, car il est clair sur le fait que pour répondre aux risques climatiques actuels et futurs, il est nécessaire d’augmenter considérablement l’ampleur du financement de l’adaptation, à partir de toutes les sources (publiques et privées). Tous les acteurs doivent participer ; gouvernements, institutions financières et secteur privé.

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