Washington augmente son soutien à la MMSS en Haïti à 300 millions de dollars

Lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion de haut niveau convoquée par la Communauté des Caraïbes (Caricom) sur Haïti ce lundi 11 mars 2024 en Jamaïque, le secrétaire d’État américain, antony Blinken, a annoncé que les États-Unis augmenteront à 300 millions de dollars leur aide à la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) en Haïti.
Washington avait initialement prévu de fournir 200 millions de dollars pour le déploiement de la MMSS en Haïti en vue d’aider la Police Nationale d’Haïti (PNH) à lutter contre les gangs armés contrôlant une grande partie du territoire national. Suite à une réunion en Jamaïque sur Haïti ce lundi, M. Blinken a révélé que son pays augmentera à 300 millions de dollars son aide au déploiement de la MMSS en Haïti sous l’égide du Kenya, ajoutant que cette force multinationale est plus importante que jamais.
Le secrétaire d’État américain a par ailleurs assuré qu’il y avait un engagement collectif à déployer la mission multinationale en Haïti dans les plus brefs délais. Participant aussi à cette rencontre sur la crise haïtienne, le Premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, et le président de la Caricom, Irfaan Ali, ont également exprimé leur préoccupation concernant la situation sécuritaire d’Haïti, soulignant la nécessité de déployer la force multinationale en Haïti pour rétablir la paix et la stabilité dans le pays en vue de créer un climat favorable pour la tenue des élections.
Le déploiement des 1000 policiers kényans est toujours dans l’impasse malgré la signature de l’accord entre Haïti et le Kenya. Plusieurs policiers kényans ont récemment manifesté leur volonté de déserter la MMSS en raison de la terreur des gangs armés en Haïti.
Outre les États-Unis, d’autres pays avaient promis de supporter la mission multinationale en Haïti. Le Canada avait offert quelque 91 millions de dollars. Le Japon avait également promis une contribution de 14 millions de dollars américains.
Entre-temps, la situation sécuritaire d’Haïti est alarmante. Depuis quelques jours, les gangs armés s’en prennent à des sites stratégiques, dont l’Aéroport International Toussaint Louverture. Bloqué à Porto Rico, le Premier ministre de facto Ariel Henry est toujours dans l’incapacité de revenir en Haïti. Des acteurs haïtiens ont déjà fait plusieurs propositions pour sortir le pays de l’impasse. Toutefois, il faut attendre la décision de la communauté internationale pour connaître la prochaine étape de la crise haïtienne.