Essor considérable des infractions sexuelles à Port-au-Prince durant les cinq derniers mois

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en cas de guerre, l’Organisation des Nations unies a présenté un tableau alarmant de la situation en Haïti. Selon les chiffres de l’ONU, les infractions sexuelles ont connu une hausse préoccupante. Le nombre d’incidents a été multiplié par cinq dans le courant des six premiers mois de cette année.
Les agressions sexuelles ont malheureusement été une méthode utilisée par les terroristes pour répandre la peur pendant les périodes de violence. C’est une réalité très préoccupante. Effectivement, 75 % des cas signalés sont des agressions sexuelles. Parmi les victimes, 80 % sont des femmes et 16 % des filles, dont la majeure partie est mineure.
C’est vraiment alarmant de voir que ces infractions constituent une part aussi importante des incidents rapportés. La majorité des victimes étant des femmes et des filles, dont certaines sont des mineures, ne fait que souligner l’ampleur de ce problème et la nécessité d’agir pour les protéger. Les autorités locales doivent cesser de faire des promesses mirifiques.
Le rapport de l’ONU a laissé comprendre que ce comportement n’est pas seulement le fait des membres des gangs, mais il a souligné la responsabilité des forces étrangères en mission en Haïti. Ainsi, il a rappelé les incidents d’abus sexuels impliquant plusieurs agents ayant participé à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).