Chine : un ancien ministre condamné à la peine de mort pour corruption

L’ancien ministre chinois de l’Agriculture Tang Renjian a été frappé par la justice dimanche : il a écopé de la peine de mort, avec sursis de deux ans, pour corruption. La décision a été annoncée par le tribunal populaire de Changchun, dans le nord-est de la Chine.
Le tribunal accuse Tang d’avoir accepté des pots-de-vin en argent et en biens d’une valeur totale dépassant 268 millions de yuans (32 millions d’euros) sur près de 17 ans, entre 2007 et 2024. Selon les autorités, ses actes ont porté un préjudice considérable à l’État et à la population.
L’ancien ministre aurait reconnu ses fautes et exprimé des remords, selon le communiqué officiel.
Cette condamnation s’inscrit dans la campagne anticorruption lancée par le président Xi Jinping, qui a déjà touché plusieurs hauts responsables. Pour ses partisans, cette politique renforce la discipline et la transparence dans l’administration. Pour ses détracteurs, elle sert aussi à éliminer des rivaux politiques gênants.
Avant son ministère, Tang Renjian avait exercé comme gouverneur du Gansu et comme vice-président de la région autonome du Guangxi. Sa carrière illustre la trajectoire d’un haut responsable rattrapé par ses pratiques.
Cette affaire rappelle d’autres scandales similaires : les anciens ministres de la Défense, Li Shangfu et Wei Fenghe, ont eux aussi été visés par des enquêtes pour corruption. Li Shangfu a été démis après seulement sept mois en poste et exclu du Parti communiste pour malversations présumées. Même son successeur, Dong Jun, aurait fait l’objet d’investigations, selon les médias officiels.